Gouvernance à Madagascar: Tourne autour d’un cercle vicieux

Les dirigeants qui se sont succédé au pouvoir depuis l’accès à l’indépendance ont tous failli à leur devoir et cela est constaté par la majorité du peuple malgache. L’Etat de droit est loin d’être respecté au niveau du pays et ce depuis fort bien longtemps. Les dirigeants successifs ont tous régné d’une main de fer sans accorder le droit de parole aux opposants. Effectivement, ceux qui détiennent le pouvoir profite de leur autorité en ne laissant aucune chance aux partis de l’opposition. Dès que l’opposition ose se manifester, les forces de l’ordre sont là pour servir de pression. Il faut dire que les politiciens malgaches ne savent guère tirer des leçons du passé. Ceux qui détiennent le pouvoir oublient le fait que la roue tourne et la vie n’est qu’un éternel recommencement. Il faut dire que l’ex-chef d’Etat, Marc Ravalomanana fait les frais de ces antécédents politiques au temps où il était au pouvoir. A-t-il déjà oublié qu’il avait agi de la même manière en son temps, n’accordant point le droit de manifestations aux partis opposants, il a même osé fermer une chaîne de télévision privée suite à la diffusion d’un enregistrement contenant des propos de l’ancien chef d’Etat Didier Ratsiraka qui était encore réfugié en France ? Cet acte lui a valu sa place au pouvoir étant donné que cela avait conduit à son renversement en 2008 et son exil en Afrique du Sud. Il faut dire que le mode de gouvernance dans le pays tourne autour d’un cercle vicieux. Aucun des dirigeants qui se sont succédé n’étaient à la hauteur vis-à-vis du poste, ceux qui détiennent le pouvoir ne pensent qu’à se remplir les poches au détriment du peuple. Le pays est de plus en plus endetté à cause des aides budgétaires internationales sans que cela ne soit ressenti au niveau du quotidien de tout un chacun. Le peuple est même en train de s’appauvrir encore un peu plus.

Jean Riana