Economie nationale: Tributaire du capital naturel

L’économie nationale est fortement tributaire du capital naturel qui revêt d’une importance particulière de par sa contribution directe aux revenus, à l’emploi et aux recettes fiscales. Le secteur primaire représente 25.7% du PIB national, comprenant l’agriculture, l’élevage, la pêche et la forêt.

Parmi la richesse naturelle, le document portant Capital Naturel et Développement Durable de Madagascar indique que la valeur de la terre agricole (pâturage plus culture vivrière) reste dominante car elle représente 58% du total du capital naturel. L’agriculture et l’élevage sont toujours de loin les principaux secteurs économiques qui représentaient plus d’un quart de la valeur ajoutée domestique. Quatre-vingt pourcent des ménages à Madagascar travaillent dans ces secteurs. Etant donné que les opportunités de travail dans les autres secteurs n’augmentent que très lentement, les activités de la plupart de la population sont rattachées à ces deux secteurs dans l’avenir proche. Pourtant leur croissance est décevante. Depuis 1960, la valeur ajoutée par tête de l’agriculture a baissé de 1% par année en moyenne. Les gains en production alimentaires n’arrivent pas à suivre le rythme de la croissance démographique.

En conséquence, les moyens d’existence des plus pauvres reposent sur les ressources naturelles. Les populations pauvres sont et resteront majoritairement concentrées dans les zones rurales pendant les décennies à venir. Leur subsistance continuera de dépendre des ressources naturelles. Les sols, l’eau, les forêts et la pêche sont en effet au cœur de la vie commerciale et des activités de subsistance, et ils constituent souvent un filet de sécurité en période de crise. Certains biens tirés des ressources naturelles sont échangés sur des marchés formels et entrent dans les statistiques économiques nationales. Il en va ainsi pour le bois et le poisson collectés par des exploitants du secteur formel. Mais beaucoup sont consommés directement par la population locale ou font l’objet d’un commerce informel et/ou illégal qui échappe aux réglementations fiscales et autres.

Pâturage

En outre, le document fait état, que le pays dispose d’une surface d’environ 28 million d’hectares favorable à l’alimentation du troupeau pour la pâture. La production de l’élevage provient pour 70% du cheptel bovin. La part apportée par les autres espèces animales est modeste, eu égard à la faiblesse de leurs effectifs. L’évolution du secteur est faible avec une croissance annuelle moyenne de seulement 3,5%. Ce qui ne doit pas étonner compte-tenu de la modicité des crédits accordés jusqu’ à présent à ce secteur : 2,5% du budget général alloué au ministère concerné en 2014. Par ailleurs, la faible productivité est liée en grande partie au système d’ exploitation qui reste du type extensif et au commerce de ses produits qui manque d’organisation.

Néanmoins, ce secteur contribue à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté : vu que près de 72% des ménages malagasy et 84% des ménages agricoles s’intéressent à la pratique de ce secteur et c’est la source rapide de revenu des ménages ruraux. Il contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle par la consommation des produits animaux (viandes, lait, œuf…) et à la pratique de l’agriculture comme (fertilisation, traction, transport, ...).

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