Institutions financières: Les interconnexions entre elles restent faibles

Les relations entre banques, assurances, caisse de retraite du secteur privé, secteur de la microfinance se résument essentiellement à des opérations de dépôts et de prêts. Les liens à caractère capitalistique entre les secteurs ne sont pas, loin s’en faut, significatifs. Les titres de propriété que détient le secteur des assurances auprès des banques restent marginales. Les marchés financiers qui existent, sont pour leur grande majorité à caractère liquides, peu volatiles et ne présentant pas de risques majeurs liés à la nature même du crédit…

Au niveau des marchés, la surliquidité du secteur bancaire au cours d’une année permet de couvrir les besoins de liquidité du marché interbancaire, d’alléger le recours des banques à la Banque Centrale pour les opérations de refinancement et d’aligner plus ou moins les prix des transactions sur le taux directeur fixé par cette dernière.

Dans ce contexte, les données de la stratégie nationale de mobilisation des ressources intérieures (SNMRI), 2016-2030 mentionnent, entre autres, que le secteur des assurances poursuivit sa progression mais reste encore peu développé. Le taux de pénétration du secteur des assurances est inférieur à 1 pour cent du PIB. L’assurance non-vie accapare près de trois quart des activités. Le secteur hérite d’une situation financière vigoureuse malgré le recul de 1,9% du taux de croissance du RNC (résultat net consolidé) en 2013. Tout ceci résulte de la solidité financière avérée d’une compagnie dominante sur le marché à l’opposé de la situation de frilosité financière des autres qui, elle, hypothèque à terme la capacité de ces dernières à honorer leurs engagements. Il y a lieu néanmoins de noter que, en terme consolidé, les ratios prudentiels seront toujours respectés en dépit des difficultés auxquelles certaines compagnies se trouvent confrontées.

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