chronique de razafilahy: Hery, Orlando, Tazafy : le retour du trio infernal ?

Les rumeurs les plus folles d’intox voulue et délibérée visant à berner l’opinion avec des leurres ou véritables fuites d’informations à partir d’indiscrétions en provenance des milieux initiés et dans les secrets des dieux de la haute finance nationale ? La divulgation toujours changeante de l’identité de celui qui va succéder à Olivier Mahafaly ou celui qui aura la charge du super ministère d’Antaninarenina occupe sérieusement les acteurs politiques de la capitale qu’ils n’arrêtent pas de réagir suivant leur sensibilité. Les personnalités citées, ni Orlando, ni Tazafy ne sont pas des inconnus pour le paysage politique et administratif surtout.

Les seules préoccupations réelles de l’opinion se résument à cette peur panique de voir revenir aux affaires des personnages qui, durant toute la durée de la Transition ont été au centre des problèmes qui n’ont pas été très bénéfiques pour le pays. Chacun à leur poste respectif, Hery Rajaonarimampainina en tant que ministre des Finances et du Budget, Orlando Robimanana, Directeur Général du Trésor et Armand Tazafy, Directeur Général des Impôts étaient le trio le plus puissant et omnipotent d’une période qui a vu l’épanouissement des trafics en tous genres depuis les bois de rose, les minerais précieux et l’or. Chose étrange, les seules vagues qui ont perturbé cette époque bénie des combines dans les liquidations des factures de complaisance des carburants de   Jirama, des travaux fictifs des marchés publics octroyés au profit des copains et des copines, en aucun moment, les limiers de Bianco n’ont jamais cru utile de faire du zèle sur ces véritables cas de violations de la loi…A titre d’exemple, reproduisons ici des documents d’époque sous la signature de notre confrère Jeannot Ramambazafy à propos d’Orlando Robimanana quand il a été largué par son ancien ministre devenu président de la république. « Voilà : le régime Rajaonarimampainina a définitivement fait tomber son masque de beau parleur, de faux jeton et de sournois en limogeant le Directeur général du trésor public, Orlando Robimanana, en conseil des ministres du 11 mars 2015. Oui, personne n'est irremplaçable mais avoir tenté de le noyer dans une masse d'autres nominations, (…) Son « crime » ? Avoir empêché le ministre d’Etat, Rivo Rakotovao -l’ami rotarien indéboulonnable (qu’il pense) du « filoha » et du premier ministre-, d’aller piquer directement au Trésor public 40 milliards d’ariary pour financer des projets (genre tour de 32 étages, cf plus bas) qui ne feront partie que d’une mégalomanie naissante. »

Il y avait aussi cet article de Raphaël Jacob de MADAGASCAR CONSEIL INTERNATIONAL qui ne cache pas que « La cession d’une partie du capital de la Banque BNI Madagascar a fait couler beaucoup d’encre. Le devoir, sinon l’obligation du juriste est de démêler le vrai du faux. Il s’agit d’une approche froide, purement juridique, loin des effets d’annonce sur le plan médiatique et soustraite de toute connotation politique notamment en ces temps de campagne présidentielle.

La question n’est rien moins que de savoir s’il y a eu ou non une violation des règles de droit dans la cession de la Banque BNI Madagascar. Et à propos de « Retour sur images des faits qui sont simples: en 2011, le Groupe Crédit Agricole, voulant concentrer ses activités sur l’Europe et vraisemblablement en raison de l’instabilité politique chronique à Madagascar, décide de céder ses participations de 51% dans le capital de BNI Madagascar. » L’article en question a fait d’un commentaire très lapidaire, mais fort révélateur d’un simple observateur sur des aspects pas très connus du grand public. « Excellent article qui donne le ton sur la forme, avec les critères exigibles à remplir pour pouvoir prendre possession de BNI Madagascar…Cela laisse envisager un grand flou sur le fond, à savoir les motivations de bypasser les règles de droit pour prendre possession d’une banque sans garantie… » avait-il écrit. C’est pour nous dire que la transparence et l’orthodoxie financière n’étaient pas très en vogue dans ce gigantesque ministère hautement budgétivore qui fonctionne comme une véritable principauté incontrôlable…Et si on ajoute à tous ces délires, les révélations d’un Média qui n’est jamais avare de révélations croustillantes, la boucle est bouclée. Il n’y a plus qu’à conclure malgré les zizanies médiatisées à outrance de ces messieurs, qu’ils s’entendent fort bien quand il est question de jongler avec les milliards des deniers publics. Au détriment des habitants de ce pays et des opérateurs économiques indigènes considérés comme des moins que rien par rapport aux hommes d’affaires fortunés indo-pakistanais, indiens et hindous qui trouvent toujours un accueil bienveillant devant Tazafy, un ancien patron du fisc très conciliant pour eux. Les uns après les autres, jusqu’à ce jour, les patrons d’entreprises de nationalité malgache subissent les pires traitements et c’est à se demander si le Chef d’Etat actuel qui est un expert-comptable n’y est pas pour quelque chose. Imaginez une peur d’enfer que sera le monde des affaires pour les nationaux si le scénario diabolique d’un Hery à la présidence, Tazafy ou Orlando à Mahazoarivo, l’un ou l’autre Argentier à Antaninarenina. Quel cauchemar pour tous les patrons malgaches et leurs malheureux employés qui en subiront les conséquences de cette débâcle économique sans nom pour la prospérité des groupes des Fatsoraly et consorts ! Il ne s’agit ici que de délirantes élucubrations de la part d’un observateur qui craint fort qu’un jour les habitants de ce pays connaissent le sort pas très souhaitable ni enviable des cafres de ses îles voisines dominés complètement par des descendants d’expatriés avec arrivés dans leur pays avec une mentalité ambitieuse de domination despotique. Et dire que nos dirigeants sont devenus pratiquement leurs valets serviles. Que ceux qui veulent des preuves posent la question de savoir à qui et à quoi serviront ces immeubles pharaoniques qui poussent comme des champignons un peu partout. Xénophobie mis à part, il faut y voir dans la réponse, le ferment de ce regain de sympathie et cette nostalgie à rebours pour Marc Ravalomanana…

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