Secteur EAH: Encore un grand défi à relever

A Madagascar, comme dans de nombreux autres pays en développement, les taux d’accès à l’Eau et à l’Assainissement sont particulièrement bas. Actuellement, moins de 50% de la population malgache n’ont pas encore accès à l’eau potable et 90% n’ont pas accès à des toilettes adéquates. L’ampleur des défis à venir pour l’accès universel à l’eau et à l’assainissement à Madagascar reste encore considérable. Compte tenu du faible taux d’accès à l’eau et l’assainissement, un atelier qui tourne autour du secteur Eau, Assainissement et Hygiène (EAH) a débuté hier à l’hôtel Panorama Antanimora organisé par le ministère de l’eau, de l’énergie et des hydrocarbures et prendra fin ce jour. La tenue de cet atelier entre dans le cadre du développement du secteur EAH en mobilisant tous les acteurs concernés. L’objectif étant de susciter une meilleure collaboration avec tous les acteurs œuvrant dans le secteur, de favoriser la participation de tous avec des séances de débats et réflexion, et ce dans la perspective de meilleurs résultats. L’accès à l’eau potable reste un grand défi avec une forte disparité entre les régions. Le caractère potable de l’eau n’est pas tout à fait assuré surtout au niveau des zones rurales. Mis à part l’accès à l’eau potable, l’hygiène au niveau des zones urbaines laisse à désirer étant donné que la population malgache est dépourvue de civisme. Puis, plus de 50% des Malgaches ne possèdent guère de latrines. La raison pour laquelle les gens urinent un peu partout même au niveau de la grande ville. Effectivement, la plupart des rues de la grande ville empestent l’urine et cela n’est nullement adéquat pour la santé. Certes, il y a les WC publics, mais il faut débourser des sous pour pouvoir les utiliser et les sans abris n’en ont pas. Seul un secteur EAH efficace et unifié peut fournir des services pérennes aux usagers, ce qui n’est pas encore le cas dans le pays.

Jean Riana

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