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« Une des trois mouvances a déjà répondu positivement aux consultations pour la formation du nouveau gouvernement, on attend la réaction des deux autres ». Ainsi a déclaré le Premier ministre à la presse, hier à Mahazoarivo. Sans aucune précision.
Mais toujours avec l’espoir de constituer un gouvernement d’ouverture, voire d’union nationale, d’ici peu. Cet optimisme n’est pas béat. Tant il est vrai qu’au sein des trois mouvances, on est de plus en plus partagé sur l’attitude à adopter devant l’évolution de la situation. Au sein du TIM et de l’Arema, on se souvient notamment de l’issue de la crise post-électorale de 2002. Dans le clan Ravalomanana, on se remémore le forcing pour arracher le pouvoir, huit ans plus tôt. Le contexte est totalement différent aujourd’hui, mais le schéma est quasiment le même que celui adopté par Andry Rajoelina avec l’investiture unilatérale à Mahamasina, la décision de la HCC (dont la composition n’a pas changé) en faveur du changement avec des artifices juridiques et en vertu des pouvoirs qui sont conférés à cette institution, le reniement des accords conclus sous l’égide de la communauté internationale, et l’organisation des élections législatives. Les résultats de ces dernières qui, comme toute consultation populaire après un changement, ont été raflées par le TIM, avaient conduit l’Union africaine à reconnaître le régime Ravalomanana, en juillet 2003. Soit un an et demi après la première investiture de Marc Ravalomanana. Dans la démarche comme sur le timing, il semble que le pouvoir de Transition fait du « copier coller » pour interpeller, directement ou indirectement, le GIC (groupe de contact international) et la communauté internationale dans son ensemble en quoi la démarche de Andry Rajoelina diffère de celle de Marc Ravalomanana. La situation n’est certes pas la même, cependant les principes en matière de démocratie ont-ils changé ? Chez les partisans de Didier Ratsiraka, on n’oublie pas les astuces assassines que le TIM a manigancées à l’endroit de l’amiral en 2002. Marc Ravalomanana a réussi à convaincre une certaine Méline Rasoanirina et Constant Horace pour habiliter l’image d’un gouvernement d’union nationale prévu dans les accords de Dakar. Notoire militante de l’Arema et élue député dans la région d’Ambatondrazaka où l’Arema avait une bonne assise grâce à Moïse Rakotosihanaka (directeur de protocole et homme de confiance de l’amiral Ratsiraka, et originaire de l’Alaotra), Méline Rasoanirina que l’on croyait fidèle, avait accepté un poste ministériel (celui de la Population) dans le gouvernement Ravalomanana. Pareillement, Constant Horace, qui est issu d’une grande famille dont les membres ont été nommés par le régime Ratsiraka à de hautes fonctions, a retourné sa veste en participant aux côtés de l’autre militante Arema au gouvernement d’union nationale de Marc Ravalomanana. Ce choix sera récompensé par un poste d’ambassadeur au Canada que Constant Horace continue d’occuper tandis que sa collègue Arema du gouvernement d’union nationale de Ravalomanana ne sera plus élue député. Tous ces faits amènent aujourd’hui les autres mouvances à réfléchir. C’est le cas notamment des seconds couteaux qui pensent qu’il vaut mieux répondre à l’invitation de Camille Vital pour discuter de la constitution d’un gouvernement d’union nationale. Concrètement, les trois mouvances sont, en effet, au pied du mur. Refuser l’appel pour des consultations pour la constitution d’un gouvernement d’union nationale n’exclut, en effet, la participation, à titre individuel certes, d’un ou des militants des mouvances. Pour la population comme pour la communauté internationale, des figures des trois mouvances suffisent. Comme en 2002. Qui plus est, au sein de ces mouvances, des cadres estiment que compte tenu de la persistance du régime de Transition à tenir des élections, il vaut mieux participer au gouvernement d’ouverture. Ce serait d’abord une occasion de contrôler l’action gouvernementale. Ce serait aussi une opportunité formidable d’user également des prérogatives de la puissance publique si l’autre camp d’en face le fait. Participer à ce régime équivaudrait pourtant à une reconnaissance de fait da la HAT de Andry Rajoelina. Albert Zafy et Didier Ratsiraka qui ont été sollicités comme médiateurs avant de devenir parties prenantes de la crise (dixit Rolland Ratsiraka sur TV Plus), ne seraient pas un véritable problème. Les cadres auront à convaincre Marc Racvalomanana. Sa |