Edito: Stupéfiante hypocrisie du système éducatif

Le stress scolaire est aujourd’hui devenu une maladie. Une maladie moderne. Et plus encore, une épidémie. On en connaît les causes : la crainte du déclassement social, la mondialisation des compétences, des compétitions féroces entre jeunes diplômés… Les professeurs, les parents témoignent, et se rendent compte des ravages de cette nouvelle pandémie. Il est urgent de poser ce diagnostic. Reste à trouver l’antidote.

Edito: Quand le délestage s'invite en toute période

Enawo nous aura appris que si on a fini par ne plus s'indigner face à l'inertie du pouvoir par rapport aux délestages, c'est une très mauvaise habitude. Il est vrai qu'entre la promesse d'ivrogne selon laquelle il mettra fin aux délestages trois mois après son arrivée au pouvoir, et les programmes de délestage tournant que la Jirama ne respecte même pas, les coupures d'électricité qui dure plus de 12 heures d'affilée ou les coupures d'eau, les victimes du délestage ont fini par insulter à chaque délestage la Jirama et les tenants du pouvoir!

Edito: Priorité au Président de la République !

Comme nos cours d’histoire de l’époque nous ont si bien dit et répétés, la journée du 29 mars est dédiée à la commémoration de l’insurrection des patriotes malgaches qui s’est produite en 1947. Cela fera soixante-dix ans la semaine prochaine que ces événements se sont produits.

Soixante-dix ans qu’un groupe de Malgaches ont décidé de s’insurger contre le colonialisme français. Un anniversaire qui devrait être marqué d’une pierre blanche, et pourtant. Si l’on compare à la surmédiatisation effectuée lors de l’accueil du sommet de la francophonie en 2016, la lutte effectuée par la plupart de nos ancêtres n’a pas la moindre importance.

EDITO: Bien fait !

La question de la nécessité d'avoir aboli la peine de mort  est volontairement provocatrice et pourtant elle est très souvent sur toutes les lèvres. L'indifférence ou le peu d'indignation ces temps-ci  face à des cas de vindictes populaires inquiète.

Les vindictes populaires touchent des endroits où il y a des forces de l'ordre, où il y a des tribunaux, où il y a des représentants du pouvoir central. Elles touchent également des endroits excentrés, difficiles d'accès et que la grande majorité de la population malgache découvre non pas "grâce à" mais "du fait" des vindictes populaires. Combien de Malgaches ont entendu parler d'Antsakabary avant l'affaire d'Antsakabary?

EDITORIAL: Des catégories de sinistrés !

Dans le dictionnaire Le Petit Robert édition de 1973, sont considérés comme " sinistrés" ceux qui ont subi un sinistre et le sinistre y est défini comme « événement catastrophique naturel, qui occasionne des dommages, des pertes ( incendie, inondation, naufrage, tremblement de terre...) ». 

À ce titre les victimes d'Enawo sont des sinistrés car en l'espace d'une nuit ou une journée elles se sont retrouvées  dans des maisons sans toit, inondées, elles ont perdu leurs biens, leurs enfants ne peuvent pas aller à l'école et tout cela du fait de dame nature.