A propos des galets malgaches que l’on exporte pour refaire la nouvelle route du littoral à la REUNION, et qu’on met en exergue dans les réseaux sociaux par de gros titres comme «Pillage des ressources minières de Madagascar». Derrière cette histoire se cachent des enjeux financiers qui excitent les sots et font entrevoir la mauvaise foi des uns et des autres. Le syllogisme utilisé pour des intérêts bassement financiers pour influer sur l’opinion publique nécessite l’apport d’une certaine clarté dans le traitement de ce sujet qui a servi aux autres à rallumer les feux d’une haine entretenue. il nous faut relater dans ces colonnes l’historique de ce projet qui est devenu effectif actuellement.
La construction de cette portion de route du littoral de 12, 5 kms de long, a été attribuée aux sociétés : VINCI, BOUYGUES, DEMATHIEU & BARD et COLAS. Un budget prévisionnel de 1,66 milliard d’Euros, était nécessaire pour la réalisation de ce viaduc. Les besoins en galets de toutes sortes étaient de 19 millions de tonnes. L’exploitation des carrières réunionnaises pour ce volume pharaonique avait produit un tollé général chez les habitants de ce DOM-TOM français qui arguaient les faits suivants :
-a/ destruction de l’environnement selon les écologistes en affirmant qu’un trou béant de 65 ha va dénaturer la villégiature,
-b/ pollution avérée de l’air de la région pouvant affecter la population qui habitent aux abords des sites,
-c/ pollution de la nappe phréatique…
-d/ augmentation des risques d’accidents de la route à cause des va et vient incessants des camions desservant cet endroit.
Pour que cela se fasse, 2 impératifs devaient être respectés :
1/ finir les premiers travaux avant la période des pluies de l’année 2015 et,
2/ fournir 221000 tonnes de roches massives provenant des carrières malgaches.
De ce dernier point survenait l’appel d’offre international pour être le fournisseur de roches massives de Madagascar auquel la filiale réunionnaise du groupe malgache SODIAT voulait participer. Pour une question d’éthique, cette initiative jugée malheureuse du directeur réunionnais de ce dernier ne fut pas suivie ni par le PDG du groupe, ni par le DG de la maison mère d’Antananarivo. En nous référant sur la lettre passée sous nos yeux, elle n’engageait que l’auteur de la soumission lui-même, et non l’unité professionnelle à laquelle il appartient.
Il est indéniable qu’il s’agissait là d’une affaire de gros sous entre Patrick Grondin directeur de la filiale SODIAT de la Réunion et l’entreprise GTOI de Fréderic Gardes appartenant au groupe COLAS INTERNATIONAL qui a gagné ce jack pot d’environ 650 000 000 euros. Il ne faut pas rêver, vu les enjeux tous les coups étaient permis dans ce milieu.
En étant un observateur de cette joute économico-financière de haut niveau, on a vu défiler des argumentations pleines d’hypocrisies s’appuyant sur des constructions métaphoriques rabaissant Madagascar et les malgaches, en l’occurrence l’imposition au lavage des pierres par un procédé antiseptique avant de les envoyer à La Réunion.
En passant outre ces faits, on était un peu déçu du retrait de la SODIAT car ce groupe allait représenter le renouveau de la compétitivité malgache au niveau international. En plus de cela, il nous aurait été agréable qu’une société malgache puisse bénéficier de l’opportunité de vente de son patrimoine. Pour ce faire, l’Etat pourrait et devrait si l’occasion se représente, favoriser les sociétés ou entreprises malgaches, en érigeant des textes les avantageant dans le cadre d’une bataille économico-financière internationale de cet acabit. Cette pratique préférentielle déjà utilisée par d’autres pays est plus que légitime concernant des joutes économico-financières stratégiques. A moins d’accepter de se plier aux méfaits du néo-colonialisme, en tant que SENTINELLE on réitère, on martèle ici que l’Etat malgache premier protecteur du patrimoine, des biens de la population et de sa sécurité soit à l’affût des tractations financières engageant les terres rares ou pas de Madagascar. Il se doit en conséquence d’intervenir, de protéger les intérêts des opérateurs économiques malgaches quels qu’ils soient, en écartant des préjugés partisans de tout genre qui ne nous font pas honneur.
Effectivement on assiste depuis quelques temps déjà au lynchage médiatique du milliardaire malgache MAMY RAVATOMANGA. Un acharnement qui nous renseigne sur le climat actuel qui prévaut dans une certaine partie de la société malgache qui déteste la réussite de ses compatriotes. Le dénigrement systématique est de rigueur chez les frustrés de la nation et nous rappelle ainsi que l’on était une colonie française, et que ces attaques dans les réseaux sociaux ne sont que des pâles copies de ce que les français font endurer à Bernard Tapie. En effet ces deux hommes d’affaires qui ont trempé dans la politique sont les proies des frustrés de toute sorte qui s’épanchent dans facebook et twitter pour clamer leur mal être. Cette haine viscérale faite pour salir un compatriote nous gêne, surtout s’il est formulé par un malgache. Quand ce dernier concourant dans les mêmes sphères dénigre un de ses concitoyens, on dira qu’il est son concurrent ou carrément un adversaire financier, mais quand il s’acharne sur son compatriote en prenant parti pour des intérêts étrangers dans lesquels il n’en tire aucun profit, alors là il n’est rien de plus qu’un traître. Dans le milieu financier réputé pour être cynique et mercantile, personne oui personne ne peut se targuer d’être blanc comme neige dans la conduite de ses affaires à un certain pallier de sa vie, à moins qu’il ne soit un menteur de haut vol. Ce constat amer que des étrangers de nationalités diverses réussissent professionnellement dans notre pays, sans qu’ils soient harcelés, dénigrés comme les malgaches le sont par leurs propres compatriotes, on trouve cela vraiment affligeant.
On profite de ces colonnes pour féliciter nos amis malgacho-indiens, malgacho-pakistanais, malgacho-francais dans leur réussite illustrée par leur figuration sur le magazine FORBES en représentant la nation de leur prédilection qui est Madagascar. Mais nous espérons aussi que dans un proche avenir, figurera parmi ces derniers un malgacho-malgache pour compléter ce tableau.
En assumant ces affirmations, il est important de spécifier ici qu’on n’a aucun intérêt quelconque à défendre un personnage qu’on ne connait pas assez pour le porter au pinacle, mais il est de bon aloi que l’on se range derrière un malgache quand il est en confrontation directe avec des intérêts étrangers. En adoptant une telle position, on espère que les bénéfices des investissements reviennent un jour à Madagascar, ce qui est loin d’être le cas pour les sociétés étrangères. Pour en finir avec ces luttes internes qui n’ont d’autres conséquences que de nous dévaloriser vis-à-vis des étrangers. La rivalité, politique ou autre, ne justifie pas les attaques permanentes orchestrées que certains mènent à travers les réseaux sociaux qu’on expose au vu et au su du monde entier. Cet étalage verbal va nous revenir comme un boomerang, et ne fera qu’AFFAIBLIR L’AURA de tous les malgaches dans les autres sphères d’activité internationale.
Max Randriantefy
