En 2014, il a beaucoup été question de peste, au niveau local et d’Ebola qui frappe à l’international. On a tendance à oublier les autres maladies.
Cela arrange sans doute les pouvoirs publics malgaches qui ont des excuses pour ne pas déployer davantage de moyens en faveur de la santé publique.
Madagascar reste durement touchée par la lèpre qui cause des infirmités et des invalidités. Même si le nombre de lépreux a diminué, l’éradication de cette maladie prendra encore du temps. La poliomyélite frappe encore à Madagascar. Les campagnes de sensibilisation et de vaccination ont du mal à atteindre les zones enclavées. La dysenterie fait toujours des morts. Il n’est pas étonnant que cette maladie infectieuse du côlon fasse des ravages, compte tenu du faible accès de nos compatriotes à l’eau potable. Ce problème récurrent de l’accès à l’eau potable et le manque d’hygiène explique pourquoi le choléra et la bilharziose font toujours autant de victimes à Madagascar.