La rentrée s’annonce morne, sans relief, cette année. Evidemment, la crise est passée par là, mais ce n’est pas une raison suffisante pour expliquer cette morosité ambiante. Quoi qu’il en soit, la rentrée n’est plus ce qu’elle était. Dans le passé, les parents préparaient avec joie et engouement cette période. Par contre, de nos jours, c’est l’incertitude qui prévaut dans les chaumières. Pire : l’angoisse, la tristesse se lit sur les visages.
Dans la capitale, par exemple, le coût des fournitures scolaires ne sont plus à la portée des bourses moyennes. D’après une récente enquête pour le compte d’une ONG européenne: les parents doivent aujourd’hui débourser au moins 115 000 ariary (le salaire d’un ouvrier) pour un enfant, dans l’achat des cahiers, livres, chaussures, cartable, tablier, diverses cotisations réclamées par l’école, etc. Dans les chefs-lieux de province, n’en parlons pas : c’est la misère totale pour les parents.