Sans sommation

Justice : encore une escroquerie de grande envergure

100 ans de salaire! C'est le montant des dommages et intérêts qu'une employée a eu le culot de réclamer a son employeur.

Cadre d'une compagnie minière, cette salariée a violé la politique de confidentialité, de la société. Pour cette faute grave, elle a été licenciée avec préavis. Toutes les procédures de licenciement ont été respectées et l'employée indélicate n'a nullement émis aucune réserve sur ses motifs de licenciement, à savoir divulgation d'informations confidentielles et perte de confiance.

Par la suite, elle attaque son ex-employeur pour licenciement abusif et réclame 2,3 milliards Ar. Un record dans les annales du Tribunal de Travail à Madagascar. Et malgré, la faute évidente dont les preuves ont été apportées par la compagnie minière, la Cour donne raison à celle qui ne mérite plus de travailler dans la plus petite entreprise du pays pour son manque d'éthique. Pareille décision en faveur d'une fautive qui se porte partie civile, n'étonne plus. Pour avoir divulgué les documents confidentiels de la compagnie, la dame reçoit un préavis de licenciement et se voit attribuer par le Tribunal de Travail 567 millions Ar de dommages intérêts. Mais dans quel pays sommes-nous?

Des observateurs proches du dossier répondent mi-figue mi- raisin :"dans le royaume du HVM". Il semblerait qu'une fois de plus, les "experts" de la Présidence se seraient saisis du dossier. Et le  nom de la célèbre avocate est avancée mais on parle d'une véritable cohorte de spécialistes des affaires devant les tribunaux. Semblant conforter ces bruits, l'employée indélicate est aujourd'hui membre du cabinet d'un ministre en place qui a peut-être rien à se reprocher.

En tout cas, des magistrats ne cachent pas leur colère devant cette énième affaire qui décrédibilise non seulement la Justice mais le Président de la République et son Etat de droit. Cette affaire est d'autant plus grave qu'elle confirme l'état lamentable de notre système judicaire et de la faiblesse de notre législation du travail qui est considérée par les investisseurs comme handicapant pour Madagascar.

En condamnant la société  et en donnant surtout raison à une fautive, le Tribunal du Travail voudrait sans doute avertir les investisseurs qui veulent encore vent au pays qu'on n'a besoin que de leurs sous à plumer. Du moins c'est l'interprétation que les chancelleries donnent à cette affaire. Les représentants des pays d'origine des actionnaires de la compagnie minière ont été d'ailleurs déjà saisis de cette affaire. Attendre et voir.

 

 

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