Sans sommation

Invasion de crapaud: Soyons sérieux SVP !

Il y a près de 2 ans de cela, Toamasina et la partie orientale de l'île étaient envahies par  des crapauds asiatiques dit crapauds buffles.

Devant la menace présentée par cet animal tant sur le plan écologique que pour l'homme, une cellule d'urgence a été créée et des experts étrangers en éradication des espèces envahissantes et herpétologie ont été sollicités. Le " rapport de faisabilité de l’éradication du crapaud asiatique  à Madagascar", réalisé par cette équipe est aujourd'hui terminé.

Les résultats de l'étude sont très controversés car désignent clairement 3 entreprises comme étant les responsables probables de l'invasion de crapauds buffles. Aucune preuve n'est apportée par les auteurs de l'étude mais juste des hypothèses. Comment se permettent-ils de porter des accusations contre quelques entreprises quand il existe des centaines de sociétés importatrices travaillent sur le port de Toamasina où sont traités environ 150 000 conteneurs par an sans parler des marchandises conventionnelles. Des hypothèses expliquent d'ailleurs cette invasion par des pneus non nettoyés qui contenaient des œufs lesquels ont éclos. Sur quelles bases scientifiques cette pseudo-étude peut-elle lier ces 3 entreprises à l’introduction de ces crapauds ?

Toujours est-il qu'on se demande sur les raisons qui on conduit les experts à relever la responsabilité de cette invasion, quand on voit l'envergure et la notoriété des sociétés citées, l'explication serait toute simple: des compensations financières à titre de dédommagement en vue de financer le projet d'éradication des crapauds buffles. Une tentative de racket en bonne et due forme que les experts (peut-être chèrement payés) auraient pu éviter en se tournant carrément vers le Gouvernement à qui revient le devoir de trouver les financements nécessaires.

En tout cas, la liberté que se prend l'étude en citant sans preuve aucune des entreprises comme responsables probables de l'invasion de crapauds buffles met en doute sa teneur même.

Sa

Radaka boka : plaie d’Egypte…

Séance de travail hier au Motel d’Anosy sur l’éradication du « radaka boka », crapaud venimeux qui se multiplie de façon fulgurante dans l’Est de l’île, notamment aux environs de Toamasina. Amphibien à la peau rugueuse et épineuse, le « radaka boka » est impropre à la consommation, et ceux qui l’avalent (serpents, poissons, rats, etc.) sont voués à la mort. Pour cette raison, la population se garde d’en manger.

Ce crapaud, aperçu pour la première fois en 2014, se reproduit vite car la femelle peut pondre jusqu’ à 80 000 œufs par an. Voilà, en tout cas, une nouvelle espèce invasive dont on ne sait qui l’a introduite dans l’île. Vers 2008 déjà est apparu le « foza orana », sorte d’écrevisse dont le nom scientifique est « procambarus ». Se multipliant rapidement dans les rizières, les marécages et les zones humides, le « foza orana » a envahi les hautes terres centrales et la région Alaotra-Mangoro. Les paysans se désolent des méfaits de ce crustacé qui attaque les jeunes plants de riz…

En tout cas, l’expansion du crapaud « radaka boka » est perçue par certains comme étant l’une des plaies d’Egypte, mentionnées dans la Bible. Il y est effectivement question de l’invasion d’une grenouille qui a fini par recouvrir toute l’Egypte. Avec les difficultés de la vie quotidienne actuelle, les gens versent facilement dans la superstition, ou tout au moins dans les rapprochements hâtifs. Des sept plaies d’Egypte chuchote-t-on, cinq sévissent déjà chez nous : les eaux du Nil qui se changent en sang (ou plus scientifiquement qui rougissent en période des pluies à cause de l’érosion en amont), la grêle, l’invasion des moustiques, des crapauds et des sauterelles… Beaucoup pointent le doigt sur le régime qui ne serait pas « croyant », attirant ainsi des fléaux sur le pays… Quel est le département qui devrait combattre le «radaka boka » et le « foza orana », le ministère de l’Agriculture, celui de la Recherche Scientifique ou celui de l’Environnement ? Etant donné le flou sur la question, personne ne s’occupe de ces espèces envahissantes. Signalons que les vergers et arbres fruitiers sont aussi décimés par des espèces inconnues auparavant…

A.    R.

 

 

 

 

 

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