Banques: Plus de crédit pour les agents d’Air Mad

Englouties par des excédnets de liquidités, les banques rivalisent d’adresse pour attirer les clients. Jamais les offres publicitaires n’annoncent autant de facilités pour l’octroi de crédit.

Malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui bénéficier de ces opportunités. Des salariés qui présentent des fiches de paie assez confortables, se voient même interdire l’octroi de crédit. Il s’agit notamment des agents d’Air Madagascar.

Des banques de la capitale viennent, en effet, de lancer une note à leurs agences respectives de refuser toute demande de crédit de la part de tout personnel de la compagnie nationale aérienne. Cette décision fait certainement suite aux différentes informations qui ne rassurent guère sur l’avenir d’Air Madagascar.

Il y a d’abord le licenciement d’environ 500 employés. Lors de sa récente conférence de presse, le DG de la compagnie qu’il s’agit surtout d’intérimaires et de contrats à durée déterminée arrivés à échéance. La fiche de paie exigé par les banques ne mentionne cependant pas le statut du salarié. Et jusqu’à présent, les responsables de crédit n’ont pas exigé le double du contrat du travail, ils ont plutôt exigé une assurance-vie souscrite au bénéfice de l’établissement bancaire.

Ensuite, les incertitudes pesant sur Air Madagascar sont de plus en plus inquétantes après notamment le bilan présenté par le président Rajaonarimampianina pour ses deux mandats. Alors que d’aucuns croyaient qu’il allait apporter des solutions, il s’est complètement défilé en accusant les agents grévistes d’avoir scié la branche sur laquelle ils étaient assis. Le chef de l’Etat oublie les combines perpétrées par son bras droit, Henry Rabary-Njaka, qu’il a dû limoger de son poste de directeur de cabinet de la présidence et président du conseil d’administration d’Air Madagascar. Il fait l’impasse sur les salaires faramineux que son conseiller spécial, James Andrianalisoa, alors qu’il était président du conseiller d’Air Madagascar, a pompé auprès de la compagnie nationale. Aucun mot sur le contrat de vente-location des deux Airbus A 340 qui occasionnent 18 millions de dollars de pertes. Ce chiffre a été révélé récemment seulement. Personne au sein des dirigeants d’alors n’étaient-ils pas capables de faire des prévisions ? Si oui, que peuvent-ils pour le pays et son peuple s’ils sont incapables de conduire une petite entreprise ? Sinon, les rumeurs de plus en plus persistantes sur les malversations organisées sous la Transition par le conseil d’administration d’Air Madagascar sont-elles fondées ?

Toujours est-il que le numéro zéro d’un nouveau quotidien a titré, lundi, « la mise à mort d’Air Madagascar continue» pour parler de la nullité des actes du régime. Le dernier en date serait le projet de dépouiller Air Madagascar de sa branche handling. Cette activité qui consiste au traitement au sol des passagers (enregistrements, bagages…) est pourtant particulièrement importante pour Air Madagascar en représentant des recettes conséquentes. Une nouvelle société serait créée pour cette activité. Au bénéfice de qui ?

L’histoire nous le dira. L’histoire qu’on ne cesse d’évoquer pour juger les dirigeants de ce pays, les nouveaux comme les anciens qui savent que quel que soit la puissance et les louanges, un régime finit toujours par crasher .

D.R.

 

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