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Marc Ravalomanana : « Je n’ai pas fait tirer… »

Séance de reboisement, samedi, pour le parti Tim, à Imerinkasinina, le village natal de Marc Ravalomanana situé à une quinzaine de kilomètres à l’est de la capitale.

Sur place, le fondateur du Tim et ex-chef d’Etat fut interrogé par la presse sur la tuerie du 7 février. Voici ses propos à ce sujet :

« Je n’ai pas donné l’ordre de tirer lors de la fusillade du 7 février. Je ne suis responsable d’aucune mort, même d’une seule, lors de cette journée. Par contre, je ne pointerai le doigt sur personne… ». On ne sait ce qu’il en est réellement, d’autant que la présence de Marc Ravalomanana au palais d’Ambohitsorohitra lors de ces évènements n’a jamais été attestée. Selon l’amiral Didier Ratsiraka, toujours bien renseigné Marc Ravalomanana n’était pas dans le palais, mais se trouvait à Tanjombato.

Signalons que Marc Ravalomanana a été jugé par contumace et condamné à la prison à vie pour la tuerie du 7 février. Ceux qui avaient en charge la défense du palais furent également sévèrement sanctionnés, comme le général Raoelina Jean Heriniaina, les colonels Jadifara Laurent et Andriamihoatra Rajaomilison et le gendarme principal Fikisy Lydie. Ces derniers furent amnistiés après la transition, et on semble d’ailleurs s’acheminer vers un oubli du carnage.

Qu’en sera-t-il demain pour Marc Ravalomanana ? Pour l’instant, l’homme n’est pas inquiété pour cause de « réconciliation nationale », mais plus tard, ses adversaires politiques pourraient de nouveau réclamer l’application du verdict. Néanmoins, beaucoup estiment que Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka devraient faire l’objet du même traitement. Si le premier est condamné pour la fusillade du 7 février, le second devrait aussi subir une peine pour le carnage du 10 août 1991 devant le palais d’Iavoloha. Ce traitement égalitaire ne peut qu’être bon pour l’unité nationale. Car pour un crime à peu près identique, pourquoi condamner l’un et épargner l’autre ?

A.R

 

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