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Catégorie : Societe
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Publié le mardi 16 février 2016 06:00
Les actes de banditisme ne cessent de se développer dans la capitale et sont en train d’atteindre un niveau plus que critique.
Allant de simples arnaques aux meurtres, les malfaiteurs n’attendent plus la tombée de la nuit pour attaquer. Les rues de la capitale sont devenu de véritables territoires de bandits où il faut constamment faire très attention à chaque fait et geste afin d’éviter de se faire trucider en pleine rue. Si auparavant, les zones rouges étaient plutôt situées dans les ruelles les plus reculées, actuellement on peut se faire attaquer en plein jour devant l’hôtel de ville.
Les malfaiteurs se spécialisent quand même par rapport à l’endroit où ils attaquent. Ces actes spécifiques sont même devenus des cultures criminelles. Pickpockets, cambrioleurs, voleurs à l’arraché, violeurs, tabasseurs…ce sont les types de racaille qu’on risque de croiser tous les jours à Antananarivo, dans n’importe quel quartier et dans n’importe quelle rue.
Les endroits cités ici ne sont que quelques exemples parmi les zones les plus dangereuses d’Antananarivo.
Anosibe, là ou on arrache tout ce qui s’arrache
Anosibe est la zone de grossistes par excellence en matière de légumes, de fruits, de PPN et de diverses pièces de moto et automobile. La majorité des commerçants de la capitale fond leur ravitaillement à cet endroit. Cette situation a permis de créer petit à petit divers marché sur les bords des rues d’Anosibe, ce qui a également fait développer le règne des voleurs à l’arraché ou « mpisam ». Ces derniers attaquent depuis le quartier d’Andavamamba jusqu’à Anosibe, en passant par Ampefiloha et Anosy. Les premières victimes sont les voyageurs de bus et autres véhicules qui ont quelque chose pouvant être arraché. Téléphones, sacs à mains, argents, vêtements, colliers, bagues et autres bijoux, etc. Tout y passe, du moment qu’ils peuvent les arracher. Ces voleurs observent parfois leurs cibles depuis des kilomètres et entrent dans le bus dès qu’ils ont repéré la victime parfaite. Ils attendent le bon moment pour attaquer et peuvent vous suivre jusqu’au terminus. Les pare-brises ne les empêchent pas d’attaquer si la chose à arracher est très attrayante. Ils n’hésitent pas à passer leurs mains à travers le pare-brise et se blessent gravement pour un téléphone ou un sac. En allant à Anosibe, on prend le risque de se faire arracher quelque chose à chaque fois. Les commerçants et les clients sont frustrés à l’idée de se plier aux règles des malfaiteurs.
Anjanahary, zone des dahalo urbains
A Anjanahary, les malfaiteurs attaquent en bande les voitures et les passants en pleine journée. Ces brigands sont armés de sabres et d’armes à feu et profitent des embouteillages le long de la rue reliant Anjanahary à Ampasapito pour dépouiller les passagers. Ils s’enfuient ensuite vers le cimetière d’Anjanahary et disparaissent entre les tombes qui leur servent de cachettes. C’est étonnant de penser que des bus se font attaquer en pleine ville, en pleine journée dans la capitale. Et pourtant, ces bandits attaquent toujours.
67 ha, la zone mixte en terme de vol
Dans les quartiers de 67ha et ses alentours, on rencontre tous ces malfaiteurs cités en haut. Les brigands de ces zones respectent même le genre. En effet, on peut y voir des filles pickpockets et voleuses d’autoradios, une des spécialités des voleurs des 67ha. Sur l’arrêt de bus du parking, les enfants pickpockets guettent sans arrêts leurs victimes. La nuit tombée, ce sont les cambrioleurs qui prennent le relais. On ne se sent jamais en sécurité dans cette zone. On y rencontre même des voleurs de cheveux. Et non loin de là, il y à le quartier d’Anatihazo Isotry où les voleurs à l’arraché attaquent munis de couteaux ou de hache.
Petite Vitesse, zones des tours de passe-passe et des arnaques
Ce n’est plus un secret, les arnaqueurs de Petite Vitesse sont célèbre jusque dans les régions en dehors d’Antananarivo. On trouve la majorité des téléphones et autres produits technologiques de marques originales sur le marché d’occasion de Petite Vitesse, c’est ce qui attire le plus les clients. Mais arrivés à la maison, ces produits se transforment souvent en savons ou en coques vides. Ce n’est pas de la magie, ce sont des jeux de main que ces habitués de l’escroquerie ont pratiqués et améliorés depuis très longtemps.
Manjakaray, Ambodivona, Andravoahangy, Mandilaza, Mahavoky, Avaradoha, Anjanahary, Faravohitra, Ankadifotsy, Ankaditapaka, Tsiazotafo, Behoririka, Analakely, Petite vitesse, Ambodin’Isotry, 67 ha, Andavamamba, Ankorondrano, Ampefiloha, Bekiraro, Antohomadinika, Antanimena Malacam, Anati-hazo Isotry, Anosipatrana, Anosy, Mahamasina, Anosibe, Ambohihady, Isotry, Tsaralalàna, ce ne sont là que quelques exemples de la longue liste des zones les plus dangereuses de la capitale. Ici dangereux est cité pour classer les zones de meurtres car si on parle de vols ou autres types d’arnaques, toute la capitale est classé zone rouge sans exception. Même les grands magasins sont des arnaqueurs en vendant des produits recyclé ou reconditionner, star des vitrines du moment.
Les zones les plus dangereuses gardées en permanence comme Andravoahangy Ambony qui, dernièrement, a causé la mort d’un journaliste est actuellement sans surveillance. Les vols sur cet endroit sont revenus. La plupart des témoignages affirment que les forces de l’ordre sont de mèche avec les malfaiteurs. Cela dit, ce ne sont que des affirmations gratuites même si bizarrement, les faits confirment ces affirmations. En tout cas, Antananarivo est une zone rouge et tous les quartiers sont dangereux sans exception. Il faut faire très attention n’importe où et n’importe quand. Des cambriolages armés se produisent partout et des gens se font kidnapper à tout moment. La mort guette quotidiennement la population et malgré tout, aucune mesure n’est prise.
Andravoahangy, plus dangereux en journée que pendant la nuit
Si la plupart des malfaiteurs attendent la tombée de la nuit pour attaquer, ceux d’Andravoahangy se spécialisent dans le contraire. En effet, les détrousseurs de ce quartier attaquent majoritairement en début de matinée et parfois même en pleine journée. La zone est délimitée géographiquement au Nord par le quartier de Mascar et au Sud par Mandialaza.
On rapporte pas moins de 5 attaques chaque mercredi dans cette zone selon un agent de police travaillant sur les lieux. Vendredi dernier, une famille s’est fait attaquer à l’arrêt de bus de Mascar à 6h du matin. Cette famille est venue passer un séjour dans la capitale pour prêcher la parole de Dieu. Au matin de leur arrivée, ils ont attendu le bus à Andravoahangy. Sans aucune sommation, sans prévenir, un homme à tout de suite tiré une balle dans la nuque du père de famille et a pris sa mallette. Les malfaiteurs ont pris la fuite en emportant une mallette ne contenant que des papiers, une bible et quelques sous, laissant là le cadavre de l’homme avec sa femme et son fils d’une dizaine d’années. Cela s’est passé à 6h du matin quand les rues sont déjà bondées de foule. Les deux policiers responsables de cette zone qui étaient là racontent qu’ils n’ont rien vu ni entendu. La vie de cet homme lui a été arrachée en une fraction de seconde en pleine matinée devant des centaines de témoins qui ont été incapables de faire quoi que ce soit par peur. La population de cette zone est terrorisée. On rencontre des cas similaires à ce dernier presque tous les jours dans les environs d’Andravoahangy. Des commerçants se font même attaquer en plein jour par des hommes armés de sabre et d’armes à feu. La sécurité de cette zone n’est plus maîtrisée. C’est l’une des zones commerciales les plus célèbres de la capitale. Les commerçants comme les clients sont constamment terrifiés à l’idée que les malfaiteurs de cette zone n’ont plus peur de la lumière du jour.
Berado