Les proches du président du FJKM, Lala Rasendrahasina, et certains organes de presses qui lui sont proches menacent de porter plainte contre « La Gazette de la Grande Ile » pour diffamation
à propos de l’affaire « Lala Rasendrahasina au Gamma Hôtel ». Si un procès public permettrait aux malgaches de reconnaître la vérité sur cet après-midi de mardi 16 février au Gamma Hôtel Antanimena, on s’y retrouvera…
Mais, à mesures que d’autres mensonges sont avancés par le pasteur Lala Rasendrahasina et son entourage, d’autres révélations se font jour… Le milieu des médias savent que l’ex-siège du quotidien « La Nation » se trouvait au rez-de-chaussée de l’immeuble Gamma Hôtel. Un vendredi en 2012, derrière les vitres teintées de l’ex-local de « La Nation », le pasteur Lala Rasendrahasina ignorait qu’il a été filmé et photographié par des journalistes en train de garer son tout-terrain devant le bâtiment avant d’entrer dans l’hôtel Gamma et d’en sortir.
Des questions se posent sur la fréquentation de ce lieu par le pasteur Lala Rasendrahasina. En effet, pour justifier le passage du président du FJKM à l’hôtel Gamma, un pasteur proche de Lala Rasendrahasina a affirmé dans un article du quotidien Malaza que « Il (le pasteur Lala Rasendrahasina) a été approché par une femme qu’il connaît très bien. Cette femme a une fille qui travaille dans un salon de massage et qui se prostitue. Elle voulait que le pasteur Lala Rasendrahasina lui parle et l’arrache à ce lieu de perdition ». Qu’est-ce que le pasteur Rasendrahasina a-t-il fait au Gamma Hôtel en 2012 alors que la masseuse de mardi dernier n’y travaillait pas encore ? On sait en effet que l’hôtel Gamma change de masseuse comme il change de drap. Le pasteur Lala Rasendrahasina y était-il venu pour repêcher une autre fille de joie ?
Ce propos tenu par un pasteur proche de Lala Rasendrahasina confirme donc la présence du président du FJKM à l’hôtel Gamma – Antanimena. Pire, cette même personne a qualifié de prostituée la masseuse et que l’établissement est un lieu de perdition. Et, par la même occasion, il est en train de démontrer que ce n°1 de l’Eglise Reformée de Madagascar a bel et bien menti aux yeux de l’église et de la population sur cette affaire.
En effet, au lendemain de son interpellation par la police à Antanimena, Lala Rasendrahasina a communiqué par voie de presse qu’il a été convoqué au commissariat central suite à un contrôle policier à Ankorondrano à propos de vitres teintées de son véhicule. Une pure invention… Tout automobiliste sait très bien que l’absence d’autorisation spéciale sur l’utilisation de vitres teintées est sanctionnée par une contravention qu’on devrait payer auprès du commissariat central dans les 48 heures. Mais, d’abord, il faut que les papiers retirés soient transmis à Tsaralalana.
L’autre mensonge a été l’argument avancé par le pasteur Rasendrahasina à propos de sa maladie nécessitant une kinésithérapie. D’ailleurs, les masseuses de l’hôtel Gamma n’ont pas les qualifications requises pour le métier de kinésithérapie. On assiste à une série de mensonges venant de Lala Rasendrahasina et de son entourage. Parlant toujours de mensonges autour de Lala Ransedrahasina, on se souvient de l’affaire « Charles Randrianasoavina – Lala Rasendrahasina » en mars 2009 au cours de laquelle l’ex-chef de la Force d’Intervention Spéciale a traité le pasteur de menteur.
En propageant des mensonges, le pasteur Lala Rasendrahasina est en train de porter atteinte à la renommé de son père, Titus Rasendrahasina, un des fondateurs et le premier président du FJKM.
Quoi qu’il en soit, mardi dernier, faute d’avoir trouvé un mineur dans l’établissement, raison de la descente policière dans cette maison close. Les policiers ont rencontré et contrôlé le président du FJKM et l’a embarqué au poste de police avec la masseuse pour un examen de situation. Le président du FJKM Lala Rasendrahasina a-t-il confondu l’autel à l’hôtel ?
D. R.
