La traduction de deux responsables de la rédaction et d’un journaliste du quotidien Malaza devant le parquet du tribunal d’Antananarivo remet au goût du jour le débat sur le code de la communication.
Jusqu’à ce jour, c’est la loi 090-031 du 21 décembre 1990 qui prévoit toujours des peines d’emprisonnement pour les journalistes reconnus coupables de diffamation et de propagation de fausses nouvelles…
Face à cette épée de Damoclès au dessous de la tête des journalistes, le débat sur la soumission du nouveau code de la communication au Parlement renaît… Le nouveau code de la communication prévoit en effet la dépénalisation des délits de presse. Il ne s’agit pas d’une immunité, mais de la transformation des peines d’emprisonnement en amendes.
Selon les prévisions des membres de l’Exécutif, le code de la communication devrait être débattu devant le conseil des ministres puis soumis pour examen et adoption par le Parlement à la prochaine session parlementaire. On ignore encore s’il y aura prochainement une session extraordinaire…
