Ce fut une semaine pleine de surprises et de suspens aussi. A vrai dire, c’est « La Gazette » qui a ouvert, malgré lui, les hostilités à partir un PV de la Police nationale, et non municipale. En tout cas, le pasteur Rasendrahasina s’est effectivement rendu dans un bordel. Comme dit la Bible : « La chair est faible… », mais quand même pas à ce point. Maintenant que le FJKM (Eglise protestante de Madagascar) entend mettre un terme à ce malheureux épisode de son histoire, on efface tout, on oublie tout. Que ce pasteur maîtrise, à l’avenir, ses pulsions, sa libido.
Quoi qu’il en soit, il est désormais prouvé que notre pays est un grand bordel : au sommet du pouvoir exécutif, c’est la corruption au pluriel ; tandis que dans la hiérarchie religieuse, c’est la débauche, voire le partouze… En réalité, Madagascar n’est plus un Etat de droit, ni une nation civilisée. « Votre pays s’est, subitement, transformé en une grande merde », m’a confié récemment un diplomate américain. Ce qui est vrai ! On ne sait plus à quel saint se vouer. Comme on aime à le répéter : l’île va à vau-l’eau.
Dans tous les cas, Dieu reconnaîtra les siens. Et Dieu était, dans cette affaire, avec les journalistes, en premier lieu de « La Gazette de la Grande Ile ». Tant pis pour ces petits cons, ces intégristes du FJKM qui voulaient défendre jusqu’au bout le pasteur en question. D’ailleurs, personne ne s’en fout, à commencer par Iavoloha. Quand on pense que notre titre a été accusé de faire de la diffamation, de la calomnie... Personnellement, j’ai eu envie de répondre : arrêtez vos conneries les mecs, mais ce n’était, finalement, pas la peine…
D’autre part, on ne peut ne pas se préoccuper de l’élection présidentielle aux Etats-Unis, tant Washington joue un rôle crucial concernant les aides émanant de la Banque mondiale. Néanmoins, la montée dans les sondages de Donald Trump, fait peur, surtout à l’Afrique. Ce sinistre et abject individu, très apprécié, notamment, par la chaîne TV, « Fox News », constitue un danger pour le monde. Il faut s’en méfier, car Donald, ça Trump énormément !
Franck Raharison