L’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Madagascar a démenti hier lors d’une conférence de presse les allégations selon lesquelles l’institut a été mis à la porte par le FJKM. Mauvaise foi ou démarche politique, les membres de cet institut ne comprennent pas pourquoi certaines personnes affirment qu’ils avaient été mis à la porte.

En effet, la situation est tout autre. Le FJKM a commencé par une tentative d’augmentation de loyer qui s’est soldée par un échec, puis par un processus de rupture de contrat qui n’a pas abouti également. Actuellement, l’affaire est entre les mains du tribunal car le bailleur a demandé une révision du taux de loyer.

De leur côté, les membres de l’administration de l’IEP ne demandent que l’application de la loi et sont prêts à faire le nécessaire pour trouver une entente entre les deux parties. Et puisqu’il s’agit d’un établissement scolaire, ils assurent auprès de leurs étudiants que cette histoire ne perturbera en rien le déroulement de leur cursus scolaire. Radilofe Mamy avocat représentant de l’Institut affirme que si l’IEP devrait changer de locaux, cela ne se fera pas du jour au lendemain car l’Institut respecte la loi et connait ses droits.

Notons que le bail de l’IEP ne devra se terminer que d’ici le 10 janvier 2019. Tout porte effectivement à croire que le FJKM cherche à mettre fin à son contrat avec l’IEP car il veut faire du bâtiment le siège central de l’ association. Ces procédures paraissent comme des manœuvres pour mettre l’IEP à la porte.

Lors de cette conférence de presse , les membres de l’IEP semblent être confiants et affirment qu’ils respecteront la décision du Tribunal si leur droit est respecté.

Y. Lomelle.