Hery Rakotomanana, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), se trouve depuis hier au Bénin. Là où il accomplit une mission d’observation électorale jusqu’au 11 mars prochain. Il s’agit, plus exactement, de superviser le déroulement du premier tour des élections présidentielles béninoises qui aura lieu dimanche 6 mars. Le président de la CENI malgache figure, dans ce cadre-ci, dans la liste des émissaires de l’Union africaine pour suivre de plus près le déroulement du scrutin présidentiel béninois. Car, sur le tout le continent africain ou presque, les élections de quelque envergure que ce soit (nationale ou territoriale) constituent souvent des sources d’instabilité politico-institutionnelle…
Pour le cas de la Grande île, les prochaines échéances électorales auront lieu au mois de juin 2016. Il s’agit des élections régionales visant à mettre en place les chefs des différentes circonscriptions administratives. Une entreprise publique vouée, dans un certain sens, à rendre effectif le processus décentralisant engagé dans le pays depuis plusieurs années de cela. En tout cas, dès son retour au pays où il prévoit de rencontrer la presse locale, l’on espère que le président de la Commission électorale apportera des améliorations significatives quant à la conduite des élections à venir dans le pays. Sinon, sa mission d’une dizaine de jours au Bénin n’aura été qu’un leurre…
Baccalauréat : Clôture d’inscription ce 4 mars
Ouvertes depuis le 11 janvier dernier, les inscriptions au baccalauréat seront clôturées ce 4 mars selon l’office du Bac. Jusqu’à présent, avec une attente d’environ 70.000, 50.000 candidats seulement se sont inscrits pour Antananarivo. Cette réticence est justifiée en majorité par la hausse des frais d’inscription. Cette hausse bloque l’accès aux études supérieure pour certains car il faut passer par le Bac avant de se lancer dans les études Universitaires.
Rappelons que les nouveaux tarifs, communiqués en janvier sont quand même décourageant pour les étudiants. Pour les candidats libres, c’est 50.000 ariary contre 30.000 l’année dernière.
Pour les candidats d’école c’est 15.000 ariary contre 12.000 l’année dernière et 100.000 ariary contre 90.000 pour les candidats étrangers.
L’office du Bac rappelle que les retards sur l’inscription ne seront plus toléré pour cette année. Espérons au moins que les conditions d’examen vaudront ces pactoles déboursés par ces jeunes. Jusqu’à nouvel ordre, les examens devraient se dérouler du 1er au 5 août 2015.
Berado