Le pays se cherche encore et toujours, quant entre autres à la lutte à mener contre la prolifération du tourisme sexuel sur l’étendue de son territoire. En effet, les statistiques officiellement établies font état de 28% des enfants malgaches engagés précocement dans des activités économiques. Selon Christian Ntsay, représentant de l’Organisation internationale du travail (OIT), lors de l’atelier national du 24 février à l’hôtel Carlton, «le taux d’incidence de travail des enfants dans ses pires formes est passé de 82% en 2007 à 95% en 2012 ». Figurent parmi ces pires formes, l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales (ESEC) et le tourisme sexuel impliquant des enfants (TSIE)…

Pour contrer ces deux phénomènes minant le développement touristique à l’échelle nationale, la Grande île avait signé le code de conduite des acteurs locaux dans le domaine en question dans le courant de l’année 2015. Ce, en collaboration étroite avec des organismes nationaux et internationaux tels que l’UNICEF, le Bureau international du Travail (BIT), ou encore les Offices régionaux du Tourisme et autres Groupements des professionnels dans le secteur. Il reste actuellement de faire le suivi-évaluation de la mise en application à proprement parler de ce code de conduite censé mettre de l’ordre dans ce domaine précis…

A titre d’exemple, dans cette optique-ci, les initiatives encourageantes des Offices du tourisme de certaines localités du pays devraient mériter une certaine reconnaissance de l’opinion mais aussi des décideurs politiques. Dont, particulièrement celles des Régions DIANA (y compris l’île de Nosy-Be), Vakinankaratra, Boeny, Amoron’i Mania, Atsimo-Andrefana (la province de Toliara d’une manière générale), sans oublier l’engagement de la Région Anosy qui signera bientôt ledit code de conduite. Pour le représentant du BIT, « le principal défi à relever consiste aujourd’hui en la conception et la mise en place d’un mécanisme de suivi de l’application de ce code de conduite, tant au niveau national que régional »…

Zone de l’océan Indien et litchi: La commercialisation arrive à « bout de souffle »

La lettre du litchi, Campagne 2015-2016 Semaine 08 - 22 au 26 février 2016 éditée par le Ctht avec la collaboration de Pierre Gerbaud, Consultant filières horticoles, rapporte la fin de la campagne de commercialisation du litchi de la zone de l’Océan Indien. La commercialisation arrive à « bout de souffle » compte tenu du désintérêt total des distributeurs. Le fruit est relégué à des portions congrues, sur les linéaires des supermarchés comme sur les étals des détaillants. Les quantités encore disponibles sont marginales et plus significatives. Cette fin de campagne s’accompagne d’une dégradation qualitative des fruits, nécessitant un triage systématique pour valoriser les derniers lots. Il n’y a plus réellement de prix de marché, l’essentiel des transactions s’effectue à prix « ouvert ». Dans cette situation particulièrement morose, les derniers fruits d’Afrique du Sud parviennent à se vendre un peu plus cher; prix justifié par une plus grande fraicheur de fruits réceptionnés plus récemment.

Et particulièrement pour me marché français, la même Lettre du Ctht indique, notamment, que les ventes se sont encore ralenties cette semaine. Les opérateurs ont tenté d’inciter certaines chaines de supermarchés à poursuivre la commercialisation des litchis de Madagascar. Cette mobilisation de fin de campagne a permis d’écouler encore quelques lots de fruits… Mais malgré des prix attractifs, les commandes des acheteurs se sont réduites à quelques colis… La fin de campagne de commercialisation des litchis de Madagascar aura été particulièrement difficile cette année avec un fléchissement de la consommation nettement plus précoce et intense, en comparaison des précédentes campagnes.

La légère augmentation des volumes expédiés par voie maritime risque fort d’apparaître comme une opération blanche, voire entamant les résultats économiques de la campagne, laquelle reste toutefois positive.