Selon un sondage Ipsos pour l'association Mémoire traumatique et victimologie, les stéréotypes, les mythes et les idées fausses sur le viol sont encore très (trop) présentes chez les Français. Les réponses sont même parfois glaçantes, quand par exemple quatre Français sur dix estiment que la responsabilité du violeur est moindre si la victime se montre aguichante. Ou quand deux sur dix pensent qu' "un 'non', veut souvent dire 'oui'".
"Les femmes forcées peuvent prendre du plaisir"
Certains stéréotypes semblent particulièrement ancrés chez les jeunes: près d'un tiers (30,7%) des 18-24 ans assurent que "les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées lors d'une relation sexuelle". Une opinion qui pourrait être corrélée à la banalisation de la pornographie sur internet, toujours plus "hard", relève l'association dans cette première photographie des "représentations sur le viol et les violences sexuelles".
Si la quasi-unanimité des Français(es) -96%- qualifient à juste titre de viol le fait de forcer une personne qui le refuse à avoir un rapport sexuel, 24% considèrent par exemple qu'une fellation forcée relève de l'agression sexuelle, non du viol. Ce que contredit la définition de ce crime dans le Code pénal: "tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol".
"Elle l'a bien cherché"
De même, les notions de contrainte et d'emprise sont mal reconnues. Plus d'un Français sur quatre -26%- juge que lorsque l'assaillant menace sa victime et qu'elle ne résiste pas, ce n'est pas un viol mais une agression sexuelle. Flirter, adopter une attitude séductrice, accepter d'aller seule chez un inconnu, constitue aussi pour plus d'un quart des Français(es) -27%- un motif de déresponsabilisation du violeur, sur le mode "Elle l'a bien cherché...".
Audiovisuel: D’autres concours en vue avec Grace Corp
Un nouveau rendez-vous organisé par la société de production audiovisuelle Grace Corp/DL Visual, hier en son siège sis à Analamahitsy. Destinée essentiellement pour les entrepreneurs et autres investisseurs économiques implantés dans le pays, cette rencontre a permis d’en savoir davantage sur les projets à venir de la société dans le courant de cette année. Soucieuse de la conformité des productions audiovisuelles locales par rapport aux standards internationaux en la matière, Grace Corp entend d’abord orienter les artistes et les producteurs évoluant dans pays vers le respect de ces normes-là. Puisque la maison dispose des matériels et des ressources humaines nécessaires pour l’atteinte de cet objectif spécifique, selon son directeur général en la personne de Robel Andriamalala…
Autre projet d’envergure prévu cette année, Grace Corp organisera un concours national de disc jockey (DJ) dans les prochains mois. Aucune date précise n’a été divulguée hier quant à la tenue de cette compétition artistique, mais notre même interlocuteur a tenu à informer que la phase finale aura lieu soit au palais des sports (Mahamasina) soit au Coliséum (Antsonjom-
be). De même, il a d’ores et déjà annoncé qu’il y aura 32 DJs qui seront sélectionnés pour cette phase finale consacrée au repérage du meilleur DJ sachant mixer les airs musicaux typiquement malgaches de son choix avec le sound system de l’ère moderne. Dans cette même optique, un concours des meilleures vidéos sera organisé prochainement toujours sous l’impulsion de cette société de production…