Selon le rapport du C.C.A.A ou Centre de Cure Aro Aina, 2460 individus ont consulté ce centre spécialisé dans la consultation et la prise en charge des personnes dépendantes de la drogue depuis ses 10 années d’existence. La majorité des patients de ce centre proviennent du centre ville d’Antananarivo et de ses environs. Cependant, 28% de ces patients sont originaires des autres provinces de Madagascar. Les patients sont majoritairement âgés entre 30 et 45 ans mais il existe des ados et même des pré-ados qui sont contraints de consulter le centre à cause de certains facteurs socio-familiaux.

L’alcool est la première addiction des drogués malgaches. Les premières causes de l’addiction sont les luttes contre les difficultés de la vie, l’influence des amis, le plaisir et l’habitude. Cette dernière est déjà un signe d’addiction. La majorité des patients consultent le centre suite aux problèmes lié à la drogue comme les problèmes de santé et les problèmes socio-familiaux. Ces problèmes engendrent des conséquences plus graves dans la vie personnelle des drogués comme le licenciement, les divorces, etc.

D’après la norme de l’OMS, la consommation de plus de 2 verres standards par jour est une surconsommation. Suivant cette logique donc, la majorité des consommateurs malgaches sont des alcooliques car un verre standard équivaut à une coupe de champagne ou bien un verre de 3 cl de rhum ou de whisky.

Après le traitement, 15% des patients rechutent. Cela est dû au manque de motivation, l’insuffisance de soutiens et l’oisiveté. 2460 est déjà énorme comme chiffre mais comparé à la totalité des malgaches sous l’influence de la drogue, c’est un grain de sable sur la plage. Le centre lutte seul dans cette guerre contre l’addiction à la drogue. En dehors de l’alcool, les addictions aux tabacs, au cannabis et aux autres drogues rares mais très dangereuses comme l’héroïne, la cocaïne, la morphine, etc. font partie de la mission du centre. Malgré le coût très élevé de l’héroïne, de la cocaïne et de la morphine, le centre reçoit de temps à autre la visite de quelques personnes dépendantes. Une dose des ces drogues vaut dans les 100.000 ariary alors que certains dépendants prennent 2 doses journalières.

Quoi qu’il en soit, nombreuses personnes sont encore inconscientes qu’elles sont accros à la drogue et vivent quotidiennement dans le besoin de boire ou de tirer un bon coup de fumette.

Berado