La nouvelle tombe comme un couperet. Madagascar figure parmi dans la liste des Etats dont issus les Casques bleus visés par l’accusation d’exploitation et d’abus sexuel dans les Missions de maintien de la Paix.
Cité hier par le média panafricain Afrique Progrès sous la plume de notre confrère James Ramarosaona, le rapport pour l’année 2015 a été dévoilé vendredi 4 mars dernier au siège de l’ONU à New York (USA). Il y a eu 69 allégations en 2015 dont 22 concernent la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), 16 pour la MONUSCO (en République Démocratique de Congo) et 9 pour la MINUSTAH (en Haïti).
21 pays africains sont mis en cause, avec la RDC en tête avec sept cas. Certes Madagascar figure dans le lot des pays – avec Ghana, Niger, Nigeria, Sénégal et Togo - ayant un cas de chaque, mais ce fait offre une mauvaise image des forces armées au niveau international.
Il n’est pas spécifié dans quelle mission de maintien de la Paix est concerné Madagascar. Ce qui est sûr c’est que nous avons pris part à diverses missions, à travers le bataillon RECAMP (Renforcement de Capacité Africaine de Maintien de la Paix) en République Centrafricaine (MINUSCA) et en Haïti (MINUSTAH). Il s’agit des éléments des forces armées, mais aussi de la gendarmerie et de la police nationale. Espérons que le commandant de bataillon RECAMP, le dynamique Colonel Maminirina RAKOTONIAINA ne nous laissera pas à notre faim et donnera de précision sur ce cas.
D’après toujours « Afrique Progrès », le rapport onusien exige aux pays concernés, de mener des enquêtes et recommande l’instauration de cour martiale pour juger les Casques bleus concernés.