L’inégale répartition des ressources constitue un handicap en matière d’éducation et de santé, a indiqué le ministre de la Santé Publique Mamy Lalatiana Andriamananarivo, l’autre semaine, lors de la présentation du rapport « Revue des dépenses publiques 2014 relatives aux secteurs sociaux »tenue ce jour au DLC Anosy Antananarivo et organisée par l’UNICEF et la Banque mondiale. Il s’agit, rapporte l’Agence Nationale d’Information Taratra, d’une analyse systématique de la façon dont l’éducation, la santé et la nutrition ont été financées au cours des cinq dernières années.

« Il est important pour Madagascar de veiller à optimiser les dépenses publiques. La transparence des dépenses budgétaires est un élément-clé de la bonne gouvernance, et l’expérience de plusieurs pays montre qu’elle aide à améliorer l’effectivité, l’efficacité et l’équité du processus budgétaire », a souligné Coralie Gevers, Country Manager de la Banque mondiale à Madgascar.

« Ceci est un processus important de redevabilté afin que gouvernement assure le respect des droits de l’enfant et que l’accès à l’éducation et aux soins sanitaires des populations les plus vulnérables soit garanti », a expliqué Elke WISCH, Représentante de l’UNICEF à Madagascar… En général, selon la même source, la qualité des services de santé est mauvaise, en particulier dans les zones rurales. Les principaux problèmes consistent à la faible conformité aux procédures de diagnostic par les prestataires, au faible encadrement et suivi et enfin à la faible disponibilité des principaux intrants du côté de l’offre.

Par ailleurs, les pauvres ont du mal à avoir accès aux soins à cause de paiements directs élevés qu’ils doivent débourser et la rareté des mécanismes de mutualisation des risques.

Parmi les recommandations, il s’avère nécessaire de promouvoir un accès équitable aux services de la santé en l’occurrence, d’une part, à éliminer les paiements directs à débourser par les ménages au niveau des formations sanitaires et d’autre part, renforcer les mécanismes de mutualisation des risques et filet de sécurité tel que le Fonds d’équité, les programmes d’exemption de paiement pour les services de médicaments, les transferts monétaires conditionnels et les mutuelles de santé. Concernant l’éducation, le système éducatif malgache présente de graves faiblesses qui font qu’un grand nombre d’enfants n’acquièrent pas les compétences de base requises pour réussir sur le marché de travail.

En effet, le nombre d’enseignants fonctionnaires a considérablement baissé, entrainant une augmentation rapide du nombre d’enseignants engagés par la communauté (enseignants FRAM), qui constituent à ce jour 80% des enseignants au primaire. Or, ces enseignants FRAM, peu qualifiés et peu formés, sont répartis de manière inégale, ce qui entraîne de fortes variations en termes de qualité de l’éducation sur l’ensemble du pays…