Les autorités avaient prévu de prendre des mesures drastiques contre les minibus qui prennent des libertés avec le Code de la Route et le cahier des charges de la profession et qui mettent en danger la vie d’autrui. Pourtant, c’est toujours la gabegie. Les autorités ont également annoncé avec tambours et trompettes des sanctions à l’encontre des taxis qui circulent en toute illégalité. Cependant, rien n’y fait. Le joyeux bordel a repris ses droits. Les chauffeurs de minibus et de taxis continuent à prendre et déposer des voyageurs où bon leur semble et à se garer selon leur humeur. Cette situation s’explique par le manque de civisme croissant mais pas uniquement. Sachant que de nombreux policiers en charge de la circulation sont corrompus jusqu’à l’os, qui pourra sanctionner les minibus qui sont en infraction avec le Code de la Route ? Quels policiers en charge de la circulation oseront distribuer des contraventions aux nombreux taxis, appartenant à des policiers, qui travaillent dans la parfaite clandestinité, sans licence, ni carte grise, ni assurance ni visite technique ? Si les contrôles ne sont pas crédibles, c’est parce que les agents du contrôle ne sont pas sérieux. Dans ces conditions, il ne faut guère s’étonner du chaos généralisé qui règne au niveau de la circulation urbaine dans la capitale. Plus les autorités envisagent de donner un coup d’accélérateur à des mesures d’assainissement et plus celles-ci restent au point mort, car la corruption a gangréné tout le système qui avance à reculons.
Ranary
