Comme nous le rappelle le thème de la Journée internationale de la femme cette année : " La parité en 2030 : avancer plus vite vers l’égalité des sexes " , parvenir à une Planète 50-50 implique « de ne laisser personne pour compte », un principe qui est à la base même du Programme de développement durable pour 2030. En matière d’éducation, d’emplois décents, de salaires équitables et de prise de décisions à tous les niveaux de gouvernement, les femmes et les filles ne doivent pas être laissées à la traîne, pas plus qu’elles ne doivent être oubliées sur le plan des droits et de l’accès à des services tels que l’assainissement et l’eau potable ou la protection contre la violence sexiste. Nonobstant tout, force est de constater que le Plan d’action pour la mise en œuvre du programme de pays entre le gouvernement de Madagascar et le PNUD 2015 à 2019 dispose que malgré une légère amélioration de la participation des femmes à la vie politique (19,35% au niveau des postes ministériels et 21,77% de femmes parlementaires contre respectivement 26,47% et 8% avant les élections de 2013) celle-ci reste encore faible. La mise en œuvre du projet d’appui à la participation accrue des femmes bénéficiant à 6000 femmes, a permis de promouvoir leur autonomisation et leur participation au processus de prise de décisions communautaires. Au niveau du monde rural, un des succès clé porte sur l’accès des populations, en particulier les groupes vulnérables notamment les femmes, aux opportunités d’emplois et aux activités génératrices de revenus. Les efforts conjoints du PNUD et du Fonds d’Equipements des Nations Unies (UNCDF) ont amélioré le taux de pénétration de la microfinance de 5% à 25% entre 2006 et 2013, augmenté le nombre de bénéficiaires de services adaptés comme le Crédit avec Education (CAE). Les opportunités d’emplois et d’activités génératrices de revenus sont désormais accessibles aux femmes, aux jeunes et aux groupes vulnérables, profitant directement à 25.000 bénéficiaires dans les régions d’Analamanga, Androy, Atsimo Andrefana, Atsimo Atsinanana et Menabe. Aussi, 50.000 personnes ont bénéficié des services d’éducation financière dans les zones ciblées. Concernant l’appui au secteur privé, le PNUD a expérimenté le concept de développement de marché inclusif pour connecter les petites associations de producteurs avec des entreprises privées. Le PNUD a également renforcé les capacités des structures intermédiaires d’appui au secteur privé telles que la fédération des chambres de commerce et de l’industrie, le centre d’arbitrage et de médiation, les associations professionnelles. L’adoption de l’approche intégrée de développement communautaire impliquant plusieurs acteurs et agences du système des Nations Unies a permis d’améliorer l’impact des interventions sur les bénéficiaires.