Nouvelle rencontre, cette fois en terre malgache, entre le premier ministre local et l’émissaire du groupe Dangote Serigne Mbacké, en mission dans le pays pour une durée d’une semaine. Objectif de la rencontre d’hier au palais de Mahazoarivo, définir les secteurs prioritaires qui pourraient relancer l’économie nationale avec la contribution ou plus exactement l’appui de ce fleuron du pouvoir économique africain. Puisqu’il s’agit pour les deux parties de contracter de nouveaux accords de partenariats, certains domaines sensibles (dans le sens précisément d’un processus de relance économique) avaient été mis en relief lors de cette même rencontre. C’est-à-dire, la filière énergétique, celle de l’agriculture, sans oublier la cimenterie…
Selon la correspondance officielle produite par la Primature à cet effet, le démarrage des chantiers jugés les plus pertinents pourrait survenir dans deux ou trois mois. Sachant la faiblesse des acteurs locaux, étatiques comme non étatiques, en matière de négociations de cette envergure-là, l’on craint que les projets qui découleront de ce partenariat économique à venir entre Madagascar et le groupe Dangote n’aboutissent aux résultats attendus. Tout comme pour beaucoup d’autres projets ou programmes du même genre, d’ailleurs. En effet, à quoi servent de tels projets s’ils ne contribuent pas réellement à la satisfaction de l’intérêt général ?
Quoi qu’il en soit, Jean Ravelonarivo de rassurer : « L’appel aux partenariats étrangers ne constitue en aucun cas une menace pour les opérateurs locaux mais contribue […] au renforcement des secteurs les plus fragiles du pays »…