La région Indianocéanie est particulièrement exposée aux aléas naturels. Et dans ce sens, les pays membres de la COI ont réagi, collectivement. Aussi, disposent-ils aujourd’hui des moyens d’évaluer les risques et de la capacité à prendre les mesures d’anticipation nécessaires pour les réduire ou pour compenser les pertes économiques qui en résultent. Bref, l’océan Indien a choisi l’action et non la fatalité.
Dans cet environnement, les données disponibles font état que l’Indianocéanie est la 3ème région du monde la plus touchée par les phénomènes naturels intenses.
Sur les 20 dernières années, plus de 50 catastrophes naturelles ont touché la région.
Les catastrophes naturelles ont coûté plus de 17 milliards de dollars aux économies de l’Indianocéanie et Zanzibar.
Madagascar, capital humain et naturel sous pression
Madagascar est l’un des « 10 plus importants points de concentration de biodiversité mondiale avec un taux d’endémisme de 80% de sa faune et sa flore. C’est ce trésor de l’humanité que le changement climatique risque de réduire à néant tant que la spirale de dégradation que nous enregistrons au niveau de la planète continue », a souligné le président malgache à
Paris. A cela s’ajoute 600 000 sinistrés climatiques chaque année.
Une note salée pour Maurice
Les autorités mauriciennes estiment le coût des changements climatiques à Rs 360 milliards (9 milliards euros ) d’ici à 2050.
Comores
Les Comores face au changement climatique : menace chiffrée
Aux Comores, la hausse du niveau de la mer pourrait conduire au déplacement de 10% de la population; à la destruction de 29% du réseau routier; à la dégradation de 30% des infrastructures hôtelières et touristiques; à la détérioration de 70% des infrastructures portuaires et aéroportuaires
Coût global estimé : 1 milliard de dollars soit le double du PIB du pays.