Trop de confiance en soi que le pouvoir en place manifeste à l’heure actuelle. Un régime pourtant peu soucieux du bien-être de sa population. Sinon, comment expliquer la paupérisation du peuple à laquelle le pays assiste actuellement ? Sans que les dirigeants en poste prennent la moindre peine, ne serait-ce que pour essayer de renverser cette situation dégradante pour les quelques 20 millions de Malgaches que compte l’île en ce moment. Au lieu de mener des actions qui pourraient sortir le pays de ce gouffre sur le court et le moyen termes, nos dirigeants s’amusent à recevoir des émissaires étrangers qui servent d’une manière ou d’une autre les intérêts de ces institutions financières de grande envergure sur le plan international. Pour n’évoquer que la mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par son directeur exécutif pour l’Afrique, Nguéto Tiraina Yambaye, actuellement dans nos murs…
Selon l’actuel grand argentier Gervais Rakotoarimanana, «les résultats sont globalement satisfaisants » par rapport à cette mission localement effectuée par le FMI durant une quinzaine de jours. Comment s’en persuader ? Seuls les dirigeants politiques éprouvent de la satisfaction quant à la situation socioéconomique qui prévaut actuellement dans le pays. Puisqu’ils ne vivent ni veulent pas prendre conscience de la galère de la plus grande majorité de la population. Leur principal souci, selon toute vraisemblance, c’est de soigner leur propre image notamment aux yeux des bailleurs internationaux. Sans agir de la sorte, ils craignent de perdre leurs postes respectifs au sommet de la gouvernance étatique. Ce que personne, dans les rangs de nos dirigeants, ne souhaite sans le moindre doute…
A noter que la journée d’hier a été marquée, entre autres, par les visites effectuées par le chef de mission du FMI auprès de la présidence de la République (Iavoloha) et la primature (Mahazoarivo). Lors desquelles le ministre des Finances et du Budget était présent, pour sans doute défendre les causes de l’Etat malgache aux côtés des deux chefs de l’Exécutif, le président et le premier ministre. Comme échappatoire, les autorités locales représentées dans ce cas d’espèce par les trois hautes personnalités susmentionnées peuvent se référer cette déclaration de Nguéto Tiraina Yambaye : « Etant donné que Madagascar est pays qui vient de loin, après ses longues années de crise, et qu’aujourd’hui l’espoir est là et des progrès ont été constatés »…
