Selon la loi, on ne doit construire des bars qu’à plus de 150 mètres d’une école ou d’une église. Mais on a constaté que maintenant, il y a des bars et des « karaoké » un peu partout, par exemple, à Ambohipo et 67 ha. Pourtant, il n’y a aucun contrôle dans ces endroits et même les mineurs peuvent consommer des boissons alcoolisées. Pire, dans le quartier des 67 ha, il y a des détaillants de rhum artisanal (toaka gasy) presque dans tous les couloirs et tous les coins de rues. Ils en vendent et les clients en consomment librement comme si ce n’est pas interdit par la loi.

Un détaillant vend environ 8 litres de rhum artisanal par jour et peut atteindre la barre des 15 litres pendant la période de la fin du mois. Le détaillant en question refuse de parler de ses fournisseurs. Mais d’autres sources précisent que ces boissons viennent d’Ambatolampy et d’Ambositra. Le prix du litre varie entre 2.000 ariary et 2.200 ariary, tandis que pour le verre, il est de 100 ariary à 300 ariary.

Nombreuses sont les victimes de l’addiction : ils consomment avant d’aller travailler, à midi et avant de rentrer chez eux le soir. Ainsi, un abonné en consomme au moins 600 ariary par jour. Et les consommateurs ne sont pas forcément des hommes mais aussi des femmes. Le principal danger c’est qu’on ne sait le degré du rhum artisanal, cela varie, dit-on, entre 55° et 60°. Ce qui risque gravement de nuire à la santé des consommateurs. Et la question qui se pose maintenant : quand les autorités compétentes vont-elles agir pour fermer ces «épi-bar » ?

Ravonjinirina Andritiana Mamisoa