Selon les dernières nouvelles, un cas de Zika, importé, a été confirmé à La Réunion, lundi dernier. D’après les informations, le porteur était de retour d’un voyage à la Martinique. Il a été pris en charge le jour même par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Denis. Des mesures de prévention ont été mises en œuvre autour du patient afin d'éviter la propagation du virus à La Réunion. A ce jour, aucun cas de Zika autochtone, c'est-à-dire contracté sur place et non à l'occasion de voyages, n'a été identifié dans ce département français de l'océan Indien.
L’affirmation du cas de la Réunion nous amène à se pencher sur la vulnérabilité de Madagascar, face à cette maladie. En effet, les contrôles sanitaires à l’arrivée de Madagascar sont quasi-inexistants dans les différents ports et aéroports du pays. Des personnes portant le virus peuvent entrer librement et propager le virus sans que cela n’inquiète qui que ce soit. Qui plus est, vu la proximité des deux îles, il y a beaucoup de vols hebdomadaires qui relient La Réunion à Madagascar ce qui accentuent la possibilité de propagation de cette maladie. C’est encore une occasion de plus pour rappeler le besoin imminent de la protection de notre île tant bien sur le plan sanitaire qu’économique.
Notons que le virus du Zika est transmis par des moustiques du genre Aedes. Les sujets atteints présentent en général une fièvre modérée, une éruption cutanée (exanthème), une conjonctivite et des douleurs musculaires et articulaires, surtout la malformation du fœtus dans le ventre des femmes enceintes. Il n’existe actuellement aucun traitement ou vaccin spécifique.
On ne peut pas imaginer l’impact de la propagation d’une telle maladie à Madagascar. En effet, nous peinons à venir à bout des maladies ancestrales comme le paludisme ou la poliomyélite, on nous imagine mal faire face à un virus aussi virulent. Surtout dans un pays où les habitants sont tellement pauvres que le soin est devenu un luxe. D’ailleurs, cette éventuelle épidémie est loin de préoccuper le ministère malgache de la Santé.
Y. Lomelle