Des industriels dont Salone et Vidzar vont suivre des formations à l’académie de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) pour cette année 2016. Des institutions comme la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA) et le Laboratoire national des travaux publics et du bâtiment (LNTPB) leur emboîteront aussi le pas. Cet intérêt croissant pour la propriété intellectuelle est le résultat de la sensibilisation menée par le réseau CATI (Centre d’appui à la technologie et à l’innovation) créé au sein du Centre d’information et de documentation scientifique et technique (CIDST). Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) a donc répondu positivement à la sensibilisation menée par le CATI. Responsable de CATI Madagascar, Irène Rabarison précise que ces formations se déclinent en plusieurs thèmes. Elle cite notamment la gestion des brevets, c’est-à-dire l’exploitation des brevets, soit la vente, les partenariats éventuels pour exploiter les brevets… Et quand on parle de brevets, on parle d’innovation, de possibilités de disposer de nouvelles technologies et techniques, de développer les marchés des industries et des entreprises, d’explorer et de gagner de nouveaux marchés, etc.

Les formations permettent de se mettre au courant des cadres régissant les brevets et donc la possibilité de les exploiter. En réalité, elles sont une valeur ajoutée pour l’industrie et les institutions qui s’y intéressent. D’autres thèmes sont également proposés par l’académie, à savoir les marques, les principes sur la rédaction de brevets… Les formations proposées par l’académie de l’OMPI se font à distance. Elles sont, en principe, payantes et coûtent chères parce qu’un module vaut dans les 1 000 dollars. Mais grâce au partenariat entre le CIDST/CATI et l’OMPI, les membres du réseau CATI dont le SIM bénéficient d’un accès gratuit. L’année dernière, les apprenants pour l’académie ont été une quarantaine et ils dépassent les 50 cette année. Quant au taux de réussite aux examens, également à distance, il a été de 75% en 2015. Le responsable de CATI Madagascar affirme que c’est un très bon score comparé à celui d’autres pays. Notons que les formations sont sanctionnées par un certificat délivré par l’OMPI. Les inscriptions se font en février-mars de chaque année. CATI aide les apprenants dans ce sens, car certains n’ont pas encore un compte mail. Et avec le CIDST, il certifie que les apprenants sont issus du réseau CATI.

Le Centre organise également des regroupements pour les apprenants afin de les aider à utiliser de manière optimale la plateforme de l’académie de l’OMPI, à télécharger les cours. Il leur indique également les astuces et outils pour faire les exercices et leur apporte, par ailleurs, son soutien pour l’envoi des examens. Des spécialistes des points focaux du réseau peuvent aussi aider les apprenants pendant leur parcours de formation. Et en période d’examens, CATI peut aider les apprenants en cas de problème de connexion. C’est ainsi que bon nombre d’entre eux passent leurs examens dans les locaux du CIDST sis en face de l’entrée du parc de Tsimbazaza. Il faut aussi noter qu’en juin prochain, des représentants de l’OMPI seront à Madagascar pour dispenser des formations, toujours dans le cadre de la propriété intellectuelle. La Grande Ile a été choisie parmi tant d’autres pays grâce à ses avancées dans ce domaine.

Fanjanarivo