Quel avenir pour ceux atteints de l’insuffisance rénale ? Sachant que la journée mondiale du rein se célèbre chaque 10 mars, annuellement. Etant donné également que le traitement de cette maladie qui se fait uniquement par voie d’hémodialyse, coûte au moins 200 000 Ar à raison de trois séances par semaine. C’est-à-dire, pas moins de 600 000 Ar à dépenser hebdomadairement pour les bourses moyennes. Ce qui représente une somme importante pour les ménages à revenu moyen, qui ont d’autres charges à la fois importantes et inévitables à supporter chaque mois…

Selon les informations recueillies, seule une centaine de fonctionnaires bénéficie de la prise en charge par l’administration en matière d’hémodialyse. Or, les personnes atteintes d’insuffisance rénale ne sont pas toutes des fonctionnaires. D’ailleurs, les non fonctionnaires atteints sont beaucoup plus importants en termes de nombres à ce propos précis. Au point que ces derniers convoitent éperdument les conditions avantageuses des fonctionnaires qui souffrent de cette maladie. Plus concrètement, ils souhaitent que le budget alloué à la prise en charge desdits fonctionnaires soit utilisé pour la création d’une unité médicale spécialisée dans le traitement de l’insuffisance rénale...

Comme quoi, selon leur conviction, tout le monde se trouvera sur le même pied d’égalité. Mais au rythme où vont les choses actuellement, de tels projets à caractère socio-humanitaire ne constituent pas vraiment une priorité pour le pouvoir politique en place dans le pays. Au contraire, ce dernier cherche tous les moyens possibles et imaginables pour se sauver la face. Quitte à reléguer au tout dernier plan les intérêts des plus démunis…