Faire de Madagascar un pays résilient, c’est le but de l’atelier de lancement du processus de mise en place du Comité National d’Evaluation de la Vulnérabilité (NVAC) à Madagascar, qui se tient à Tuléar les 10 et 11 mars.
En effet, chaque année, Madagascar se retrouve en situation d’urgence humanitaire et la population devient de plus en plus vulnérable. Il est le premier pays le plus exposé aux impacts des aléas climatiques en Afrique. Près de la moitié de la population est confrontée à ces risques.
La réduction de la vulnérabilité de la population face aux différents risques fait partie des priorités de l’Etat Malagasy. Conformément à la Politique Générale de l’Etat, le Plan National de Développement (PND) 2015-2019, dans l’Axe 05, « valorisation du capital naturel et renforcement de la résilience aux risques de catastrophes », met l’accent sur la mise en place de dispositifs et de stratégies appropriés et bien ciblés capables de préserver le capital naturel, de réduire les effets négatifs du changement climatique et de renforcer la résilience des populations et des territoires concernés.
Face à ce constat, le Programme Regional Vulnerability Assessment and Analysis (RVAA – SADC), financé par le DFID/SDC (Department for International Development/Swiss Agency for Development and Cooperation) préconise la mise en place d’un Comité National d’Evaluation de la Vulnérabilité.
Le BNGRC sera en charge de diriger le processus, de constituer une base de données sur l’état de la vulnérabilité de Madagascar qui servira d’éléments de réflexions et d’outil opérationnel d’aide à la prise de décisions.
Ce programme vient renforcer l’initiative du BNGRC et des différentes parties prenantes d’harmoniser le système d’information sur les risques et aléas à Madagascar permettant de caractériser la vulnérabilité du pays et de mieux répondre aux préoccupations réelles sur le terrain.
Y. L