Marc Ravalomanana n’a pas changé. Ceux qui avaient espéré le contraire, après le retour d’exil de l’ancien Chef de l’Etat, sont de grands naïfs.
L’individu n’a pas changé comme le prouve son égoïsme légendaire. Il a encouragé et financé exclusivement sa femme pour qu’elle puisse accéder à la mairie de la capitale. Il a agi comme si les autres barons du TIM n’existaient pas. Frustrés, les Tiko Boys qui ont mouillé leur chemise pour rien ou pas grand-chose, vont certainement suivre le pas de Mamy Rakotoarivelo en désertant les rangs de ce parti dirigé par un dictateur peu reconnaissant.
Marc Ravalomanana n’a pas changé, comme en témoigne sa façon de dénigrer publiquement Davida Rajaon. Marc Ravalomanana n’a pas digéré le fait que cet ancien fidèle se soit présenté à la vice-présidence de la FJKM en 2012. Rancunier, Marc Ravalomanana veut rompre, sans respecter les formes, le contrat de bail le liant à l’Institut d’Etudes Politiques à Ampandrana. Comme jadis, l’ancien Chef de l’Etat se croit au-dessus des lois.
Le bougre n’a pas changé, comme le démontre son accession accidentelle à la présidence de la FJKM, après la suspension justifiée de Lala Rasendrahasina. Illuminé comme s’il avait vu la Sainte Vierge, Marc Ravalomanana s’est montré moralisateur. Il s’en est même pris à tort aux médias avant d’accuser sans preuve la Présidence de la République.
Tout ceci pour dire que la rédemption de Marc Ravalomanana a été de courte durée. Ingrat, il n’a jamais cessé de traiter ses collaborateurs comme s’ils étaient des employés de Magro. Après le récent départ médiatisé et justifié de Mamy Rakotoarivelo, il faut s’attendre à d’autres défections, peut-être moins fracassantes, mais toutes aussi révélatrices de la sale ambiance qui règne au sein du Tim.
PN et Ranary
