Le secteur agricole malagasy a souffert des facteurs exogènes telles les inondations, sècheresses, et invasion acridienne durant l’année 2015. Celle-ci a été prouvée par les contre-performances des productions de riz, de manioc et de maïs avec des chutes situées entre 6 et 10% durant cette période en revue, comparées à celles de 2014. Dans la région sud du pays, la chute est très significative, avec des reculs de production de 60 à 80%. Et la situation d’insécurité alimentaire et de kéré, particulièrement dans le Sud, est alarmante. Les Régions Androy et Anosy dans le Sud de Madagascar sont en manque d’eau et de pluies. Les districts les plus touchés sont : Amboasary Sud, Bekily, Ampanihy, Ambovombe, Tsihomby et Beloha. Selon le BNGRC, la situation est préoccupante dans la mesure où les produits vivriers se font rares dans les marchés locaux et coutent chers. Les natifs du Grand Sud lancent donc un SOS.
Le groupe sectoriel SAMS (Sécurité Alimentaire et Moyens de Subsistances) a identifié les actions à entreprendre pour soutenir au mieux les victimes de cette crise alimentaire.
En 2016, l’objectif du Ministère de l’agriculture est d’implanter des laboratoires de sol et de semences, ainsi que deux usines d'engrais dans deux régions de l'Ile. Pour appuyer le secteur, le Ministère bénéficiera de 300 millions de dollars venant des différents bailleurs de fonds en deux ans pour la mise en oeuvre de plusieurs projets. En ce qui concerne le capital humain, la formation agricole et rurale va se poursuivre, et 6 800 jeunes seront formés. Par ailleurs, la rénovation de tout dispositif de lutte antiacridienne afin d’éradiquer toute risque d’invasion et l’'utilisation des matériels agricoles mécanisés figurent également parmi les priorités du ministère.