Alors que les membres du gouvernement sont suspendus au remaniement, le ministre chargé des Mines s’entête plus que jamais à la refonte du code minier. Le projet de nouveau texte aurait été même finalisé et prévu d’être présenté prochainement en conseil de gouvernement puis en conseil des ministres dans la perspective de sa présentation au Parlement en vue d’une adoption.
Contrairement à la démarche du gouvernement qui tient à privilégier le dialogue avec le secteur privé avant toute grande décision, ce projet de nouveau code minier ne ferait pas l’unanimité. Il n’empêche, le ministre Joël Lalaharisaina veut coûte que coûte faire adopter « son » code minier. Pour la postérité ? Pour les intérêts de qui ?
Toujours que l’attitude du ministre étonne. Les grandes lignes de ce code ont été déjà présentées lors du salon international des mines qui a connu une fortune au pays mais les réponses sont restées quasiment nulles : aucun grand investisseur ne pointe à l’horizon. Malgré ce signe on ne peut plus annonciateur, on continue. On ne parle plus des avertissements des opérateurs miniers et des experts. Le ministre Lalaharisaina ne se souvient peut-être pas du récent exemple de l’ACD contre laquelle les opérateurs se sont fortement mobilisés. Lui et ses conseillers croient peut-être que cela n’arrive qu’aux autres. Son code risque pourtant d’aller droit au mur même si sa démarche ne touche finalement pas à la LGIM (Loi sur les grands investissements miniers sous laquelle est régie Ambatovy, la seule entreprise agrée jusqu’à présent) dont le projet de remise en cause de certaines dispositions par l’ACD ont fait monter au créneau les chancelleries ;
Ne vaut-il pas mieux attendre un nouveau gouvernement ?
Sa