Malgré son éloignement, Betroka qui se trouve à 135 km d’Ihosy, bénéficie depuis lundi et jusqu’à ce jour d’un atelier de sensibilisation sur la protection sociale. Initié par la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS), cet atelier voit la participation de 80 personnes issues du secteur privé et des institutions publiques employant des Employés à courte durée (ECD). Le député Nicolas Randrianasolo a tenu à adresser ses remerciements à la CNaPS dans le sens où la plupart des habitants de Betroka connaissent mal les réglementations sur la protection sociale. Ainsi, des patrons ne paient pas les cotisations sociales de leurs employés, alors que ces derniers ne connaissent pas leurs droits sociaux. L’atelier s’avère donc une nécessité pour aider les différentes parties à connaître et à comprendre leurs droits et devoirs respectifs. De son côté, Rakotomalala, directeur administratif de la CNaPS ayant représenté le directeur général, a souligné que la Caisse ne cessait de vulgariser le code de prévoyance sociale. Les zones enclavées comme Betroka ne sont pas en reste.

Ce district est connu pour sa richesse en cheptel bovin et en pierres précieuses. Bon nombre de patrons dans la filière bovine emploient plusieurs bouviers pour amener leurs troupeaux vers Antananarivo. D’autres travailleurs également employés par ces opérateurs gardent les zébus dans les pâturages. Les accidents ne sont pas à écarter pour ces différentes catégories de travailleurs. On peut citer notamment les attaques des « dahalo » ou des voleurs de zébus. De telles attaques pourraient blesser des bouviers, voire entraîner la mort. Les victimes et leurs familles n’ont pourtant aucune protection sociale. C’est ainsi que le directeur administratif de la CNaPS estime que ces travailleurs méritent d’être affiliés à la Caisse, au même titre que les employés des entreprises privées et les bureaucrates. C’est ce qui motive l’atelier de sensibilisation initié par la CNaPS. Ce n’est pas une première car en 2014 déjà, la Caisse était à Betroka. Cette descente a permis de mettre en place un guichet forain durant lequel les maîtres FRAM ont été pris en charge en matière de protection sociale. Quant à la population locale, elle a pu collecter des renseignements sur les services offerts par la CNaPS.