La célébration de la journée de l’Internet hier a été l’occasion de discuter des répercutions de l’utilisation de cette dernière dans la Grande Ile. Bien qu’Internet demeure incontestablement la plus grande invention du monde et que son utilisation est une étape obligatoire pour le développement d’un pays, il ne faut pas oublier ses inconvénients. En effet, la vulgarisation de l’utilisation de l’internet peut bouleverser le mode de vie traditionnelle d’un pays ou mettre en exergue la vulnérabilité d’une société.

Pour le cas malgache, la vulgarité de l’usage de l’internet n’a fait que mettre en exergue notre penchant pour les commérages et les rumeurs. Dans les différents réseaux sociaux, cela s’apparente à une espèce de concours à celui qui trouvera la nouvelle la plus macabre et la plus scandaleuse de la journée. Ce qui peut paraître inoffensif peut s’avérer être particulièrement nuisible pour la société.

L’information n’est pas anodine. Elle peut changer voire même modifier la société telle qu’on la connaisse. Raison pour laquelle on a donné cet art à des professionnels qui ont consacré leur vie à chercher et partager les informations. Car le recueil, la vérification, le traitement et la diffusion des informations est un exercice que seul les professionnels maîtrisent. Quand Monsieur et Madame tout le monde s’improvise journaliste, c’est le signe d’une société en dérive. Surtout quand les lecteurs prennent ce qu’il partage comme argent comptant, nous courons à notre perte.

Nous n’avons rien contre l’internet, c’est un outil nécessaire pour notre époque. Par contre, il faut faire attention quant à son utilisation pour ne pas créer une panique sociale.

Y. Lomelle

Lutte contre le tourisme sexuel: La région Atsimo Andrefana met le paquet

La signature du Code de conduite des acteurs du tourisme dans la Région Atsimo Andrefana pour renforcer la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales (ESEC) et le tourisme sexuel impliquant des enfants (TSIE) a eu lieu hier à Tuléar.

La Région Atsimo Andrefana, le ministère du Tourisme, du Transport et de la Météorologie (MTTM) à travers la Direction Régionale du Tourisme Atsimo Andrefana, l’Office National du Tourisme de Madagascar et l’Office Régional du Tourisme de Tuléar (ORTU) avec l’appui technique et financier du Bureau international du Travail (BIT) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), ont procédé avant hier à la formation des acteurs du tourisme et à l’élaboration d’un plan d’action en vue de lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales (ESEC) et le tourisme sexuel impliquant des enfants (TSIE) au niveau de la Région.

De par leurs engagements respectifs, ils travaillent côte à côte pour promouvoir un tourisme durable respectueux des droits humains. Dans son discours d’ouverture, le Chef de la Région Atsimo Andrefana a manifesté sa volonté de s’engager dans la lutte contre l’ESEC et le TSIE et d’assurer une appropriation effective de la mise en œuvre du Code de conduite des acteurs du tourisme en vue de faire de ce secteur un véritable pilier du développement durable de la Région.

Le BIT et l’UNICEF en tant que partenaires, ont salué la prise en main de cette lutte par la plus haute autorité de la Région Atsimo Andrefana ainsi que tous les services déconcentrés des ministères concernés, notamment ceux en charge du tourisme, de la population et du travail. Le BIT et l’UNICEF continueront à promouvoir le Code de conduite des acteurs du tourisme dans toutes les Régions, et à les accompagner dans la mise en œuvre des plans d’actions adoptés, et le suivi nécessaire au niveau des différents acteurs de cette lutte.

26 entités et opérateurs touristiques ont signé au côté de la Région Atsimo Andrefana pour marquer leur ferme engagement à lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales (ESEC) et à mettre en œuvre les actions convenues lors de cet atelier.

Recueillis par

Y. Lomelle