C’est encore une histoire à dormir debout, diront les «réac », les fils et petit-fils de « collabos ». Oui, c’est toujours une histoire à pi… debout. Mais, au risque d’indisposer certains, il est temps de réveiller des anecdotes, des faits de notre histoire. En effet, des historiens malgaches sont scandalisés par la déclaration hier de Nicolas Sarkozy quant à la décision de François Hollande de commémorer l’anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie. C’est le droit de l’ex et de l’actuel chef d’Etat français, de rouvrir les débats sur ce sujet douloureux, épineux de l’histoire récente de France.

Concernant particulièrement Nicolas Sarkozy, qui a eu l’occasion de séjourner même brièvement à Antananarivo, sous le régime de Ravalomanana, il a sciemment omis de faire repentance, au nom de la France, concernant les dizaines de milliers de Malgaches morts, plus exactement, massacrés, exécutés, lors du « soulèvement » de 1947. Sans oublier d’autres milliers de soldats tués, pour défendre la « Mère Patrie » pendant les deux dernières grandes guerres…

Ici et à Paris, on n’aime pas tellement évoquer cette sombre histoire d’hier et d’aujourd’hui, qui gâche les relations, déjà moroses, entre les deux pays. Si on devait ajouter à tout cela, cet épisode malheureux des « Iles éparses », ça fait beaucoup… Qui sera le prochain Président de la République française à oser alors effectuer une visite officielle à Madagascar, sans être conspué par la population ? Qui ?

Par ailleurs, l’on apprend que l’Arema va changer de nom, en devenant Arrma. C’est là, dit-on, le dernier combat de Didier Ratsiraka. Est-ce à dire que, vu son âge, c’est un combat de trop ? Sûrement pas, car l’amiral, visiblement, a encore du jus, du répondant. Aux Arrma,  citoyens !

Vu l’heure qu’il est, (21h.48), je vais pouvoir quitter la rédaction. Mais, selon « Madagate » de Jeannot Ramambazafy, il n’est plus conseillé à certains journalistes de circuler la nuit. Moi qui apprécie d’écouter les concerts de jazz au Buffet du Jardin (chaque vendredi soir), je dois déjà rentrer chez moi, et dormir seul dans mon grand lit…

Franck Raharison