Revenons sur la première partie du refrain de notre hymne national :« Tahionao ry Zanahary ty nosindrazanay ity hiadana sy ho finaritra he sambatra tokoa izahay » (« Bénis, ô Créateur, cette île de nos ancêtres, qu'elle connaisse joie et bonheur et que nous soyons vraiment heureux »). Ces paroles sont magnifiques et enthousiasmantes. Elles réchauffent le cœur lorsqu’on les chante fort. L’hymne national est consacré par l’article 4 de la Constitution mais son message d’espoir est foulé au pied, comme de nombreux autres principes et dispositions de la Loi Fondamentale. Nos dirigeants politiques ont promis le bonheur mais ils ont tous faits pour que l’on ne l’atteigne jamais, et même, pour que l’on s’en éloigne. En trahissant leurs compatriotes, ils ont trahi Zanahary. Il ne s’agit pas ici de verser dans le prosélytisme religieux mais de démontrer que si notre nation a régressé, c’est parce que nos dirigeants, pour la plupart, se sont fourvoyés. Ils ont cru pouvoir obtenir la rédemption et laver leur conscience, en organisant des séances de prière en semaine et en allant à la messe les week-ends mais à trop adorer le veau d’or en secret, ils ont perdu de vue le sens du progrès social et spirituel et le sens du sacré. La prochain fois que vous entendrez nos dirigeants entonner notre hymne national, riez sous cape et dites vous bien qu’ils chantent faux parce qu’ils sont faux.
Folojaona
