Non dirigeants devraient comprendre depuis longtemps que les investisseurs n'ont besoin que d'une chose: des règles du jeu claires et précises et leur strict respect. Des lors, on se demande si le ministre des Mines veut vraiment faire venir les investisseurs étrangers qui ont les capitaux et la technologie à même de transformer en espèces sonnantes et trébuchantes nos richesses minières ou s'il souhaite plutôt que les Malgaches croupissent dans la pauvreté avec ses potentialités.
Tel qu'il est présente, les connaisseurs estiment que le projet de code minier que le ministre Lalaharisaina s'entête à imposer, n'attirerait aucun investisseur sauf les aventureux habitués aux bakchich.
Les dispositions législatives sont jugées trop floues. C'est surtout le cas de l'expression " faute grave" qui aboutit au retrait du permis. L'absence de critères précis sur cette notion permet mille et une interprétations et donc les abus. Cette " faute" des concepteurs du projet de code minier est d'autant plus grave pour Madagascar qu'elle ne contribue pas à effacer la mauvaise réputation du pays en matière d'Etat de droit. D'ailleurs, la mauvaise notation de Madagascar par Fraser Institute qui est l'autorité reconnue mondialement en matière d'investissements miniers, est due à l'administration et l'application de la loi dans le pays.
De même, le projet de code ne garantit pas la stabilité fiscale. Comment les investisseurs peuvent-ils planifier sur une longue période si l'imposition peut changer du jour au lendemain par in simple décret? Les experts notent que même la taxe superficiaire qui est spécifique aux mines, ne figurent pas dans le projet de texte. Curieusement, les ristournes et redevances y figurent.
Dénonçant une démarche " populaire et populiste destinée à servir des intérêts particuliers et personnels", les connaisseurs lancent un appel au président de la République.
