Quel projet de code minier le ministre Lalaharisaina veut-il imposer? Les techniciens eux-mêmes se posent la question tant on ne sait plus quelle version a été retenue finalement.

En effet, on croit savoir qu'en l'espace seulement de 15 jours, deux versions du projet de texte circulent dans le milieu. Alors que l'on croyait que le ministre voulait présenter le plus vite possible le projet de code minier, la multiplication des versions ne fait pas sérieux et habilite plus que jamais l'éternelle question: pourquoi s'entêter à avaliser par le conseil des Ministres un projet de code qui n'est manifestement pas finalisé?

D'après ceux qui ont pu lire les deux versions, il y a cependant une constance à savoir la volonté de traduire en loi les discours populaires et populistes. La démarche adoptée jusqu'à présent ne constitue cependant pas le meilleur moyen d'exploiter nos potentialités minières et dégager des ressources pour contribuer à la lutte contre la pauvreté. C'est le seul et unique souhait de la population. Et pour l'exaucer, il n'y a pas trente six solutions: inviter les opérateurs étrangers à investir. Dans le contexte actuel et pour un bon bout de temps, eux seuls disposent des capitaux et de la technologie à même d'exploiter nos ressources.

La multiplicité des versions du projet de code miner réduit pourtant la visibilité de Madagascar alors que les investissements se décident après une longue période et concurrence rude entre les pays. Elle augmente aussi les incertitudes au sein des investisseurs qui ont besoin de règles claires et précises. Dans les deux versions, les techniciens notent d'ailleurs un climat de méfiance. Peut-on se passer des investisseurs étrangers? Qu'on en décide une bonne fois pour toutes.

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