Propos de Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, après une mission de deux jours dans le pays. « J’ai la conviction que nous serons prêts à temps ». De quoi attirer l’attention sur les raisons l’ayant poussé à avancer une telle assertion. Car une partie des observateurs locaux ne croient pas vraiment en la possibilité de la tenue du Sommet de la Francophonie prévu fin novembre, notamment au rythme où vont les préparatifs actuellement. D’autant plus qu’elle a déclaré hier face à la presse locale ne pas avoir eu l’occasion de constater de visu l’avancement des travaux relatifs à la mise en place des différentes infrastructures nécessaires et indispensables à l’organisation de cette importante rencontre des pays utilisant intégralement ou partiellement la langue et la culture françaises…
En tout cas, pour arguer dans une certaine mesure son argumentaire, Michaëlle Jean soutient qu’ « en plus des équipes qui sont en train de suivre l’avancement des travaux et l’organisation du Sommet, nous sommes très attentifs. Nous mobilisons aussi des contributions, des efforts ». Mais est-ce suffisant pour assurer la tenue effective de la rencontre dans les temps réglementaires ? Tant que les autorités publiques locales n’assument pas convenablement leurs responsabilités par rapport à l’organisation de ce sommet francophone, les choses iront sans doute dans le mauvais sens que prévu. Certes, des travaux sont en cours depuis quelques temps à l’exemple notamment de la construction des nouveaux axes routiers depuis l’aéroport international d’Ivato vers le centre-ville de la capitale nationale. Sauf que ces travaux constituent, selon toute vraisemblance, une source de tension entre le pouvoir et une frange des Tananariviens qui estiment être victimes des exactions du pouvoir en place actuellement dans le pays…
