Tsimiondra Tomasy, porte-parole des Zanak’Androy (natifs de l’Androy), ne désarme pas et compte organiser une conférence de presse « après la trêve pascale ». On sait que récemment, la famille concernée dans l’affaire Matthieu (ou affaire Anjozorobe) a déclaré avoir clos le dossier. L’affaire est désormais classée, a-t-elle notamment dit devant la presse, et ceux qui la déterrent seront poursuivis en justice.

Rappelons les faits : Matthieu, fils du président Hery Rajaonarimampianina, aurait conduit des militaires pour déloger des exploitants illégaux (surtout des natifs de l’Androy), sur une carrière de pierres précieuses à Anjozorobe. Les hommes en uniforme ayant tiré, Mandignisoa, un jeune homme de 29 ans aurait péri sous les balles. Le corps aurait été ramassé par les militaires. Pointant le doigt sur Matthieu, les Zanak’Androy et la famille ont réclamé devant la presse la vérité, ainsi que la restitution du corps du disparu. Subitement mardi devant la presse, la famille a annoncé que le différend a été résolu et qu’il n’y a plus lieu d’évoquer l’affaire. Pourtant cette même famille a déclaré vouloir maintenant « rechercher les ossements de Mandignisoa ». Face à tant de zones d’ombre, beaucoup croient que la famille a été la destinataire d’un carton plein de billets de banque, et s’est donc rétractée…

Tsimiondra Tomasy, qui reprend le flambeau, est l’un des derniers compagnons du leader nationaliste Monja Jaona. Sous la récente transition, il a été nommé membre du Conseil Supérieur de la Transition. En tout cas depuis le début de l’affaire Matthieu, il s’est montré intransigeant, réclamant la restitution du corps et pointant le doigt sur le rejeton présidentiel. Membre du bureau politique du parti Monima, l’homme a tendance à orienter l’affaire Matthieu dans un sens politique et même ethnique. On ne sait si comme auparavant, Tsimiondra Tomasy et la famille siègeront sur une même table lors de la conférence de presse d’après-Pâques…

            A.R