Démissions de ministres: L’exemple belge
A la suite des attentats survenus en Belgique, le Ministre de l’Intérieur et le Ministre de la Justice ont présenté leur démission au Premier Ministre. D’un côté, cette initiative est une victoire pour les terroristes. Ils ont réussi à déstabiliser la population de ce pays et à ébranler ses institutions. D’un autre côté, ces ministres démissionnaires sont des individus responsables respectueux de l’intérêt général. Contrairement à la plupart des ministres africains et malgaches, ils ne sont pas accrochés pas à leur siège, comme un naufragé à sa bouée. Ces ministres belges ont eu la sagesse de reconnaître qu’ils ont atteint leurs limites et qu’il existe une vie après avoir occupé une fonction ministérielle. Dans l’histoire politique récente, seuls deux malgaches, sauf omission de notre part, ont eu le courage et l’intelligence de démissionner de leur poste de ministre. Il s’agit de Feu Herizo Razafimahaleo et de José Andrianoelison dit José Kely. Comme par hasard, ils font partie des ministres les plus diplômés, efficaces, compétents et intègres des gouvernements successifs. Quand un ministre n’est pas d’accord avec la ligne de conduite du Chef de l’Etat ou du Premier Ministre, il doit démissionner, comme l’a fait Christiane Taubira en France. Il en est de même lorsque l’incompétence d’un ministre est évidente ou que ses actes de corruption sont notoires. A Madagascar, certains individus vont jusqu’à débourser une fortune pour accéder à un poste de ministre ou pour s’y maintenir. On ne peut pas dire qu’ils soient motivés par le sens de l’Etat, ni par l’intérêt supérieur de la nation.
PN et Lola R.