Alors qu’on n’a pas toujours digéré les errements sexuels du pasteur Lala Rasendrahasina, voici qu’une autre maison de massage excelle dans un autre domaine. En effet, une annonce publicitaire, située sur la route d’Ambohibao, n’a pas échappé à nos photographes : il s’agit, encore et toujours, d’une maison de massage, pour ne pas dire d’une maison close, qui fait ouvertement, cette fois-ci, la promotion de l’homosexualité (voir pages 12 et 13). On y voit la photo, très suggestive d’ailleurs, d’un jeune homme malgache, légèrement vêtu, invitant, racolant carrément, les clients homosexuels, à venir à Tamatave, s’offrir une partie de plaisir dans une maison de passe (pour les intéressés, lire les numéros de téléphone, page 13).
Selon des indiscrétions, la clientèle de cet « honorable » établissement est essentiellement, sinon exclusivement, composée d’Européens, particulièrement des Réunionnais. Notre île est plus que jamais une destination sexuelle. Au sens large du terme
Nous ne sommes pas des homophobes, mais il faut dire que Madagascar a ici dépassé la ligne rouge… De toutes les façons, les autorités locales concernées s’en foutent royalement. Nous vivons, stricto sensu, dans un … Etat bordélique.
Changeons de registre, mais pas de sexe. En fait, l’inertie dont fait preuve le gouvernement en matière d’insécurité, laisse perplexe. On peut avancer même, que les forces de sécurité urbaines et rurales auraient reçu la consigne de laisser faire, car les braquages, les vols de bovidés, etc., largement commentés dans les médias, masquent les vrais problèmes économiques de ce pays.
Autre souci de l’Etat, de la Présidence : l’impossibilité de tenir à Antananarivo, le Sommet de la Francophonie, en novembre prochain. Les travaux, en vue d’accueillir les centaines d’invités n’ont pas encore démarré, pourtant l’ouverture se fera dans sept mois… Ce n’est pas sérieux ! Des pays amis auraient ainsi suggéré à Hery Rajaonarimampinina de repousser à l’année prochaine, la tenue de ce Sommet, prévu à Antananarivo. Car, au cas où M. Rajaonarimampianina refuserait de reporter la date, ce sera alors de la… francofolie.
Un mot, rien qu’un mot, sur les prix du chocolat, en cette veille de Pâques. Un chocolat, en forme de cloche, coûte l’équivalent du Smig, dans un grand magasin, sis Route Digue. Sous le régime de Tsiranana et celui de Ratsiraka, ce n’était pas le cas, on fêtait Pâques dans la joie…
Franck Raharison