Déjà, des observateurs de l’Ile aux parfums s’étonnent du fait que l’attaque à main armée dont est victime le fils du propriétaire de l’hôtel « Résidence Ambatoloaka » la nuit de 22 mars dernier ne soit pas rapporté par les médias de la localité. Voilà que quelque part on chercherait à brouiller les pistes susceptibles de remonter jusqu’aux coupables. De sources concordantes le chargeur trouvé sur les lieux de l’attaque appartiendrait aux forces de l’ordre de Nosy Be. « Un responsable de la gendarmerie l’a confirmé le jour de l’attaque survenu à Madirokely avant de changer de version le lendemain. Il cherche maintenant à faire porter le chapeau aux gendarmes d’Antsiranana » ont confirmé nos sources. Surpris, ce responsable de la gendarmerie aurait affirmé qu’il s’agit bel et bien d’un de leurs chargeurs. « Ce n’est pas maintenant qu’il va le nier. Il y avait des témoins » ont-elles continué. En tout cas, ce n’est pas la première fois que des éléments de forces de l’ordre de Nosy Be sont à tort ou à raison accusés de participer à des cambriolages. Il en est de même pour ceux du district d’Ambilobe où on ne compte plus le nombre des fois où des balles de kalachnikov appartenant à des gendarmes ont été retrouvés sur des lieux d’attaques à main armée. Il est plus qu’opportun pour le secrétariat d’Etat près du ministère de la défense nationale chargé de la gendarmerie de mener une enquête approfondie sur ces accusations afin d’éclairer l’opinion publique.

S.I.