Un proverbe malgache dit « ny fianarana no lova tsara indrindra ». Cela signifie que les études sont les meilleurs héritages. Dès leur jeune âge, on inculque aux enfants l’importance des études dans leur vie, d’abord parce qu’on acquiert des connaissances mais aussi par le fait que ce soit un moyen d’obtenir un travail, source de revenu et gratifiant. Malheureusement, la majorité de la population ne connaît pas ce parcours qui est en général logique, étant donné que le taux de chômage à Madagascar atteint les 30.6% en 2010 (Banque mondiale).
Toujours durant cette même année, d’après le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sur les 57 382 étudiants inscrits dans les universités publiques, 14 854 sont diplômés ; allant du Diplôme d’Etude Universitaire Générale au HDR (Habilité à Diriger de la Recherche). Pourtant le taux de chômage, indiqué précédemment reste inchangé, même si le nombre de diplômés n’arrive pas à la moitié des universitaires inscrits.
De leur coté, les entreprises recherchent des candidats ayant une expérience professionnelle de… cinq années au minimum. Mais où iront alors ces chercheurs d’emplois ? Comme alternative, certains se ruent vers les sociétés off-shore qui pullulent dans les grandes villes du pays. Ces compagnies recrutent des jeunes, diplômés au moins du baccalauréat. Au final, les universitaires débouchent à des postes qui ne correspondent pas à leurs formations. Enfin, tout ceci nous ramène à une remise en question du fameux proverbe énoncé précédemment.
Minoo